LA LIBERTÉ. DE LA PRESSE
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Au commencement du mois de mai parurent trois nouveaux journaux quotidiens: L Indépendant (inspiré, dit-on, par Fouché),#très hoslile aux Bourbons mais non moins hostile au pouvoir absolu et « écrit pour les braves chargés de la défense de la patrie et de la liberté » : L'Arîstarque, se donnant également comme dynastique libéral : Le Patriote de 89, bonapartiste jacobin. 11 était rédigé par le septembriseur Méhée et on le surnomma le Journal de la L'interne et le Sans-Cniottc de ÎI3. D'autres feuilles hebdomadaires ou bi-mensuelles vinrent faire concurrence au Censeur et au Nain Jaune: Le Censeur des Censeurs et Le Nain Vert, tous deux royalistes masqués, et LA mi du peuple, sorte de Père Uuchène bonapartiste, beaucoup moins grossier, toutefois, et beaucoup moins violent que le journal d'Hébert. C'était un Père Duchène toujours de bonne humeur, parlant le langage familier sans emprunts au dictionnaire [Hussard, dénonçant les émigrés et les fonctionnaires « qui bourbonisent l'opinion », sans réclamer contre eux d'autres mesures que de sévères avertissements, et appelant tous les citoyens a la fraternité et à la défense de la patrie.
Il y eut aussi le Journal du Lus. (Iviiv petite ga/.ette. qui portait à la première page une tige de lys avec cette épigraphe: « Sa douceur guérit la piqûre de l'abeille était imprimée clandestinement, paraissait à «les intervalles irréguliers et n'avait point d'abonnés. On en jetait des numéros, la nuit, sous les portes coebères'. Le Journal du Lys publiait les ordonnances du roi émigré, les déclarations des puissances, des extraits des gazettes gallophobes d'< )utrc-Hhin. des nouvelles des départements où l'on annonçait la