I. BmlUtén de par
victoire décisive des vendéens et l'insurrection générale du Midi. Le tout était agréablement entremêlé d'injures contre Napoléon et ses partisans : « Le monstre qui nous gouverne n'a pour lui que la canaille » — « Bonaparte est rentré à la tête d'une troupe de misérables... Il est poursuivi par la haine et le mépris de tous les Français*. » Lt> Lys, selon les royalistes, tirait à quatre mille exemplaires *. C'est fort douteux, mais les journaux du gouvernement prêtaient leur grande publicité à cette feuille en en citant de nombreux extraits. « Tout ce que nous pourrions écrire pour la liberté, disait le Journal de l'Empire, servirait moins sa cause que les pages de messieurs du Lys en faveur de la servitude3. >» Ce principe, fort discutable, que « la publicité donnée aux mensonges et aux calomnies est le meilleur moven d'en affaiblir Finiportance* », était à l'ordre du jour. Le Journal de r Empire, f Aristarque, l'Indépendant, le Journal de Paris reproduisaient les manifestes de Gand. les proclamations des souverains alliés, les articles drs gazettes allemandes et anglaises les plus nuisibles à la cause impériale. C'était Fouchéqui avait préconisé cette méthode de polémique6. C'est assez dire qu<> l'empereur aurait pu s'en défier.
Plus ou moins soumises à des censeurs officieux ou intimidées par la crainte îles poursuites, les gazelles, sauf le Lys et le Censeur, usaient de la liberté avec une grande mesure. Mais à coté des journaux, il y avait les brochures qui s'exprimaient franchement et librement. Du 2.'» mars au 20 juin, on en publia
i. JoHrnal du f.yM, n"' Il et 14. i. ftulletin Ht iMrif, iTS.
A. Journal dë VKmpirt. U avril <;f. V avril, « t Journal d' l'nrt*, 1-1 avril. 4. Jourunl dt l'Empire, li mai.
5. K.ippjrt «lu ministre de la p,»lic<' p-m-rale. 7 mai. (Moniteur, il mai »