‹ 1815 (volume 3)Chapitre 206 sur 226 · LES ENTRE VIES DE RALE · texte numérisé non relu

LES ENTRE VIES DE RALE

sans doute à chercher « celte personne de confiance >• lorsque la présence de l'agent de Meltemich fut signalée à l'empereur par un grand banquier «le Paris chez qui il avait présente une lettre de crédit. Arrêté et conduit à l'Elysée, cet homme avoua la mission qu'il avait remplie auprès de Fouché et indiqua même le signe de reconnaissance qui devait servir aux deux agents pour leur rencontre à BAle. L'empereur, qui gardait encore des illusions sur son ministre de la police, le manda incontinent, espérant qu'il allait de lui-même donner le billet de Metternich. Le duc d'Otrante ne lit aucune confidence. Napoléon songea alors à faire arrêter Fouché et à faire saisir ses papiers, niais il rélléchit que le personnage était trop habile et trop prudent pour avoir rien conservé de compromettant. Le meilleur moyen de connaître la vérité serait d'envoyer au rendez-vous un homme sur qui se présenterait comme mandataire du duc d'Otrante. Napoléon confia cette mission à Fleury de Chahoulon, dont le voyage à l'île d'Elbe lui avait fait apprécier la valeur et le dévouement et qui était devenu un de ses secrétaires'.

le porteur. Elle y trouvera a «|ui \*arU-r. • Metterni* h à Kou< h. , 9 avril (Metternioh. . IL >lo >

l»ns .le scrupule* après c„up, MeUernich prétend ( tf.-m.. I. >■ i"*) «pie c'est Fouche qui avait sollicite elle entrevue p.ir IVnvtii d'un an'iit secret à Vienne. Mais du texte nuMne de sa lettre précitée cl de celui d»-s instructions à OtteuMs (MeUernich. M'*.. IL M» .i »> : .... M. d'OUenM* se dira cnvnyr à Râle pour s';«lw»u<'her avec la peixinnede rnnli.-ince en\<>\ee parM.leduc d'Otraiile en rertutfunr inviinlmn qui liti nutint él> *>irrti"- directement «/ l'art», . il sriuhle hien re>s..|tir «pie c'est M»*ttr'rm< li .1 U"n Kouchéqui provoqua cette entrevue. I>e plus, si K"ii< he .iv.ui ni\<>\e un atrenl à Vienne fmurla solliciter, MeUernich aur;nl tienne sa répons- a « et .«cent au heu de la entier à nu autre émissaire. < l"» ut ct<- l.e.m. .,up plu* simple et heaucoup plus sur.

I. Fleurv de (haltoulon, \t>>n.. II. 10-13. Metternich, V*<»., I. i<H- La-

valletle. .!/>»«.. II. I«. Rovu-o. V»... VIII. Ji u. Las-Ca^e*. M4 •.. III.

Napolei.tl. A'i/r d'Ktfte et /<•« ' >n< J-iurt. [Corretp., \\\|, I — I«e Viennois subit ensuite un autre interro^atoir'* de \i< al «Napoléon a Real. i9 avril. Arrh. nat. AK. IV.

Le if< avril, l'empereur donna ce sauf-conduit à H.-ury: • l.e gênerai

îMir»

Le 3 niai, Fleurv descendit a l'hôtel des Trois-Koi*. à Baie. 11 y trouva l'agent de Metternich, le baron d'Ottenfels, secrétaire auliquc, qui avait pris pour la circonstance le nom de Henri Werner. Au début de l'entretien, ils restèrent l uit et l'autre sur la réserve, car Ottenfels attendait les ouvertures de l'affalé de Fouché, et Fleury, qui iguorait le texte du billet de Metternich, appréhendait de se trahir en parlant sans être un peu renseigné. Ottenfels linit par s'expliquer. « L'Autriche et ses alliées, dit-il en substance, sont déterminées à faire une guerre à outrance à Napoléon, mais elles désireraient ne pas la faire à la France pour éviter l'elFusion du sang. M. de Metternich a pensé que le duc d'Otrante pourrait seconder puissamment les vues de l'Europe. Les Alliés sont très partisans du rétablissement des Bourbons; toutefois, ils donneront des garanties que Louis XVIII ne rentrera en France qu'en vertu d'un pacte nouveau: (pie les émigrés n'auront aucune iulhience dans son gouvernement et qu'il prendra un ministère libéral dont pourraient faire partie le due d'Otrante et Carnot. Si la France voulait le duc d'Orléans, au lieu de Louis XVIII, 1rs puissances s'emploieraient pour obtenir l'abdication du roi; si même la France voulait la régence, on ne s'y refuserait pas. Mais l'Autriche, la première, est loin de désirer la régence, pour des raisons de politique et de famille. » (Tétaient là d'ailleurs, insinua Ottenfels, des questions subsidiaires. Le point important était que la France et l'Europe fussent délivrées de Napoléon.

Très curieux d'apprendre de quelle façon Metternich entendait qu'on le délivrât de Napoléon, Fleury dit

It.ipp, !•** tre nernux commandants à Ilunin*rue et nos nccnl* civils et militaires a qui le même ordre sera communique accorderont pleine et enticre cnliance au chevalier Fleury. notre secrétaire, et lui faciliteront par ton* les moyens les communications ave.- Baie. . (Arch. nat. AF. IV. 1H>:.)

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