‹ 1815 (volume 3)Chapitre 208 sur 226 · XXXI. liMS · texte numérisé non relu

XXXI. liMS

J. Le sauf-conduit donne par l'empereur à Kleury est du 1* avril, cl Une lettre de l'empereur a Hoal.ou il est «[uestion du demi-aveu de Fouche. est

une scène violente avait eu lieu entre Napoléon et Fouché. Averti par les soins Je Kéal\ qui, tout en le détestant, cherchait à s'assurer son appui, que l'empereur savait tout, le duc d'Otrante se rendit à l'Elysée avec le billet de Metternich. Au milieu de la conversation, il dit du ton d'un homme à qui quelque fait revient soudain à la mémoire : « — Ah ! Sire, j'avais oublié de vous dire que j'ai reçu un billet de M. de Metternich. JTai tant de choses plus importantes qui me préoccupent î Puis son envoyé ne m'avait pas remis la poudre pour faire reparaître l'écriture, et je croyais à une mystification. Enfin, je vous l'apporte. » L'empereur éclata. « — Vous êtes un traître, Fouché, je devrais vous faire pendre! » « — Sire, répliqua le ministre, je ne suis pas de l'avis de Votre Majesté. » Puis aussi tranquille que si Napoléon venait de lui adresser quelque compliment, il continua ses explications. L'empereur se calma. Peut-être, d'ailleurs, sa colère était-elle feinte et n'avait-il fait ces menaces que pour voir s'il pourrait troubler son imperturbable ministre. « L'intérêt de Fouché n'est pas de me trahir, dit-il à Fleury de Chaboulon à son retour de Baie. Il a toujours aimé à intriguer. Il faut le laisser faire. Contez-lui tout ce qui s'est passé avec M. Wcrner'.»

Fouché se prêta de bonne grâce à collaborer à la comédie de Baie. Il remit à Fleury deux lettres pour Metternich, l'une destinée à être rendue publique.

datée du i9 avril et porte: « Kouche m'a parle hier. . (Arch. nat. A F. IV.

!. On a vu 1815, I, 372) que Napoléon avait pris Real à la préfecture da polir,» pour surveiller Fuu."h«\ Real remplissait sincèrement l'attente de N;i|w»l«-on. Partout la trahison !

i. I.;«\allettf. II, m-iM. Fkurv de Chaboulon, II, Î7. Napoléon à Real, is> avril. (Arch. nal. AF. IV, 907. , r.f. Mém.dt Fouché, II, Jlt-âii. Napoléon. iFurres </« Saint f -Hélène. (r„rrrtp.. XXXI. Las Case», J/emor., lit.

j->-5o. — D'après l»'s liemoim $ur Camot (II. i.»7), Napoléon aurait fait une pareille algarade a Kouche en plein conseil de* ministres.

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