‹ 1815 (volume 3)Chapitre 29 sur 226 · Journal d*t Ut bat t, Si juillet · texte numérisé non relu

Journal d*t Ut bat t, Si juillet

*. Suull fa sa femme. Rennes, 17 Juillet. (Arch. AIT. ctr.. 07*. )

LK MINISTÈRE DL MAHKCIIAL SOlLT 81

dre litre aux yeux «lu roi quand il fallut remplacer Dupont \

La nomination de Soult fut accueillie avec confiance dans les premiers jours. <Juoi qu'il vint « de chouaner un peu en Bretagne ». on attendait de lui plus de justice et d'ordre que de Dupont. Malheureusement, Soult n'avait pas seulement à bien servir les intérêts do l'armée, ce qui eut été cependant le meilleur moyen de bien servir le roi. Il était obligé de donner d'abord de nouveaux gages au parti qui l'avait fait ministre, «•t il ne suffisait pas pour cela de prendre un chapelain au ministère de la guerre, comme il s'en empressa V Louis XVIII avait «lit à Dupont, au cours de son audience «le congé « — Nous avons été trop bons, vous et moi. Il fallait de la sévérité3. » Un voulait une main de fer, et Ton se fiattait de l'avoir trouvée chez Soult qui s'était engagé vis-à-vis de son protecteur, le comte de Bruges, à rétablir promptement la discipline. Pour commencer, il résolut de bannir de Paris tous lesofliciers à la demi-solde. en assignant à chacun d'eux son lieu de naissance comme résidence *. Mais comprenant bien que cette mesure, vraiment révoltante, qui assimilait des officiers français aux forçats libérés, provoquerait la résistance, il s'avisa comme moyen d'intimidation île faire un exemple éclatant.

A la fin du mois de novembre, le docteur Amiral, médecin de la cour de Naples. passant à Paris, le général Kxelmans, ancien aide de camp de Murât, lui

I. Wellington à <:;iilkr*»ajrh, * lier, ilhipalekt, XII lUpporls de pr.h.-*\

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de Jj nit mr»' pr.jri»- i.i.ut rvpandu d.itM lutrin. H.ipp'jrt de il

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avait confié une lettre pour ce roi. La lettre fut saisie à Villejuif, le 27 novembre, dans les papiers de lord Oxford, grand admirateur de Napoléon et de Murât, à qui Amiral l'avait confiée1, et bien qu'elle ne contint que des félicitations, des vieux et de vagues offres de service s, on s'en émut aux Tuileries. Dupont, encore ministre, gronda amicalement Lxelmans et l'engagea à se montrer plus circonspect à l'avenir3. L'affaire en était restée là, lorsque le surlendemain de la nomination de Soult, Kxelmaus fut de nouveau mandé au ministère. Soult le réprimanda durement pour sa lettre, et lui reprocha en outre d'avoir propagé le bruit d'un complot royaliste contre la vie d'une vingtaine de généraux de l'empire. « - J'ai correspondu non pas avec Napoléon, mais avec Murât, répondit Kxelmaus. Le

1. D'après l.i lettre même d'K.velmaus : • Je |trolite de l'occasion de M. A... celle lettre fut remise a Amiral, mais d'après l«-s lettres de \\ cllinirton a Liverpool. a CaaUercai;h. a l<»rd o\i'.»rd. l'aris 2* nov. | Dn/»itcht. XII et Supplément IX . elle fut saisie danu les papiers de lord o\f,.rd.

A en croire uue lettre '!<• V au prince de Laval, l'aris. I a «lec. ( Areh. AIT. elr.. . la police aurait aatsi < u même temps une lettre de M"* de SLiel ;i Murât, ainsi . ,.n<;ue: • Je «oui adora non paire que vouante* roi, non parce que vous « les un lieras, niais naree que vous êtes un vrai ami de la lil>erte. > Ajoutons, d ipres Ull rapport de police du i>> dec. tsu Areh. nat. Y. T. JT <■ > . <| lie I» illdfC aur.nl rendu cette lettre a M"* de Slaèl en lut dînant; • — Madame, faite» re que vous voudrez, rcrivri. sortez de- France, rest»-/->. On met >i peu d'importance à re que \oiis faite*, a ce que vous dite*, a re que vous écrivez, que le gouvernement ne veut pas s'en occuper. Voila ce que je suis» rltarge devons dire de l.i p. ut de >a Maje>le. •

t. »... Je vous Frlmle de l'arrangement de l'alTaire de N'a pies .. L'Europe est forcer de vous re. • muailre, exeiqite cependant, ceux ■pu nr sont nullement daOKereut pour un souverain tel que \ous Max mi les rtMMMMi

n'avaient pan pris puur V. M. une tournure aussi fa%«»raluV. un millier de l»ra\e<* oftl«*ter». insiruil.s a le.-.de et >.»us le* yeux de V. M . seraient ac- • ourus a sa \oi\ p..ur lui uflrir leurs l.r.is. • kvelnianta Murât, s. d. ,id rut. tu* lH»%*irr d'fcieluians Areh. I»uerre KxHitian* avait écrit du même coup a lletrer.aide de e.tuip de Murât, aliu de lui réclamer sa solde arriérée, pour de* n»«w pri \enuv la lettre a l'être/ n'et.itl-eil* itoa le \rai motif «le la e«»rresqion«lJhee d Exelm.ins. et u avait il lias écrit a Mural uniquement |iaive qu'il e. r.x.iit a iMre/ '

J. Kveltn.ins j I. miis Wlll. fe d«v |iit«Mer <t Lxelmanv Ar-h. «iuerre . Pétition d'Kteîin.iiis a II CtMUltuV ¥ MMfeni.li d*C «.f Allen a VaiiaiM*. l'aris. iu de»\ Ar-h Ali »-ir . oT •

LE litNKHAI. EX KLM ANS 83

roi «le Xaplcs est mon bienfaiteur, je ne puis être indifférent à ses succès ni à ses revers. Quant aux chouans que j'ai dénoncés, le fait est vrai; mais je suis sur mes gardes. » Puis, s'animânl, il montra deux pistolets qu'il portait sous son uniforme et dit : »< — .le m'en servirai même dans votre antichambre si j'y suis forcé '. »

Trois jours plus tard, le 10 décembre, Kxelmans fut relevé de ses fonctions d'inspecteur général de cavalerie et roc, ut une lettre de Soult, qui lui enjoignait de se rendre sur le champ à Bar-sur-Ornain. lieu de sa naissance, où il jouirait du traitement de demi-activité *. Kxelmans était, en effet, né à Bar, mais il avait quitté cette ville depuis plus de vingt ans. (Juand il ne faisait pas campagne, il habitait Paris; il s'y était marié en 1808, ses enfants y étaient nés, et il y était locataire par bail d'une partie d'hôtel. Il écrivit au ministre, lui exposant ces raisons et l'assurant, d'ailleurs, qu'il s'empresserait d'obéir aux ordres du roi si l'état de grossesse avancée de madame Kxelmans ne le retenait temporairement à Paris. Mais, averti par Maison que Sou II ne voulait lui accorder aucun délai, il consulta ses amis, entre autres Mncdoiiald, qui décida qu'Kxelmans étant en non-activité et ayant sou domicile à Paris, le ministre n'avait aucun droit de le reléguer à Bar-sur-( u iiain \

1 NoU? *ur Kvrlin.ins, s. <1. (fin «le. cinbr** l>ossirr <l'K\» tri).ii)s. An M (iurrri't. i.f mit « <«'tiipl-A myalistc, VNHUhkIoii «' CastU-rr.ii.li. l'an*, :. .u • lh;iati 'iM. \U .)

2 Soult a Kxclinans. 10 tk-r. ' Moniteur, ;.'» <|<«C ■ — I-** trrni'' i|<- ■ .It iin a. - Uvitr • imprwprv. atir.nl <1u <'»nn*: • <l«- ileim-soMi» ., Inut- nn-nt B,-.-.ir<l»> «pus la n-^t Mii;th"ii aux «•Iti- km s rnis i-n u>>u a> livjl.- p u »'>if«' .).■ la r-*'1u«"lknii <ii*s « a li' » Sniilt pr«*t«-n<iil a tort qu'il y avait uii. 1 1 «l< . 1 1. m ont n* la -Unii .1 1 1 \ it<: < l l.i <l<iui '11'- ''t 'pi'hx»| in;ui> « lait « ii «1« 1 1 1 1 . t m I. fc\. l:i>.-tn<. a\ad il<- l<l cl l i' ii iiii^ '-a n. rt-.t. tuile .-I a la .Li.ii - I I, ..• |n ). luhr»1 l'H aiiiM -pu- I all- ^p- la tin riii > 1 1 pnrl^c .1 rctt- • t i - »nr — «Ut» «• rviic I'"»»ht il'Kxi.'liuaii-. An h iiiicrn1.,

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