‹ 1815 (volume 3)Chapitre 30 sur 226 · XV 1H · texte numérisé non relu

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Soult en jugeait autrement. I^e 14 décembre, un officier et deux gendarmes so présenteront chez Exolmans et lui Signifièrent qu'ils étaient chargés Ho le garder à vue dans son logement jusqu'à nouvel ordre. Le général, exaspéré, écrivit de nouveau à Soult pour protester contre eo4te violence. Il termina sa lettre par cotte phrase ironique, qui marquait sa résolution do rester à Paris : « Votre intention a été que je me rendisse chez moi : je crois vous obéir en y restant *. »

On apprit bientôt la séquestration d'Exelmans. Il devint le héros du jour, non seulement pour les officiers de tout grade, qui craignaient eux-mêmes un pareil traitement, mais aussi pour les constitutionnels. Si ennemis qu'ils fussent des « sabreurs », les libéraux so déclarèrent ouvertement pour Fxelmans puisque la liberté individuelle était menacée en lui. Madame de Staël écrivit au général un chaleureux billet. Lanjuinais fit prendre de ses nouvelles doux fois chaque jour, La Fayette lui offrit comme asile son château «le Lagrange. (]omto demanda à être son avocat si on le déférait au conseil de guerre. Visites, lettres, cartes se multiplièrent chez le prisonnier pour l'encourager a la résistance. Toute une semaine. Paris se passionna pour cotte lutte entre le droit et l'arbitraire *. Mais Smlt avait la raison du plus fort .

Dans la nuit du I!) au 20 décembre, un piquet de troupe* vient occuper les abords de l'hôtel. Le matin, le lieutenant hayglen. accompagné de six gendarmes, pénètre dans la chambre d'Kxelmans. (lelui-

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