‹ 1815 (volume 3)Chapitre 31 sur 226 · L K G K N K K A L EX E LM ANS · texte numérisé non relu

L K G K N K K A L EX E LM ANS

ci s'exalte et découvrant sa poitrine: « — Je sais que

vous venez pour m assassiner. Finissons-en I je suis prêt. » I Vu d'instants après, ( î ru ndlcr, commandant la place île Paris, étant entré à son tour, un autre accès reprend Lxclnians. Il saisit un pistolet pour se brûler la cervelle, Gnudler lui arrache l arme des mains. Pendant ce temps, l'adjudant-commandant Ijiltorde et une nuée d'agents de police fouillent les tiroirs, bouleversent les papiers, décachètent même une lettre adressée par madame Exelmans à son frère. I*a comtesse Lxclmans, à qui l'on persuade que la désobéissance de son mari l'expose à une condamnation capitale, s'évanouit cinq fois. Impuissant à vaincre la résistance du général, qui persiste dans son refus de suivre les gendarmes, tirundler se retire en ordonnant qu'Kxeliuaiis soit mis au secret. La consigne fut si rigoureusement observée, qu'aucun des domestiques ui des autres locataires de l'hôtel ne put en sortir et que l'on refusa même d'y laisser entrer le médecin de la comtesse Lxeltnans. La uuit suivante. Lxelmans s'évada par les jardins, laissant sur la table une lettre pour le roi et une pétition adressée à la Chambre1. Cette pétition fut lue dans la séance du 2i décembre, ainsi qu'une autre |>élitiou de madame Exelmans dénonçant les mêmes faits. Après une violente discussion, qui retentit dans tout le pays, la Chambre vota le renvoi au gouvernement de la pétition de la comtesse Kxelmans et l'ordre du jour sur celle du général, «« un conseil de guerre «•tant kon! «|c l'affaire * »». Kn effet, Kxelman*. traduit

I. I 11U i r--k- il -u • du lieutenant Itayirten.SI der. KxHinnrm nu roi, i»> >!«••• Kipp- «te. Soult au r<»i. imte«- iltoaslar d'K\elmana. An h Guvrf* F«-tit».»in d Kielmaus et <!«• madam» KxetOMBi Vo»»*fV«r. tb <J*r.). Rapport 6* pu lie*, t* dee. <\rch. nat. K. 7. i:j> VJ La |V. tT^tr*.

i Moniteur, i% d««e. — !.»• iils de K.ivtte. capitaine h la «utte, fut ai IndllTJte «!•• la deej*i«»n d«« la Chambre <|i»e te il tte<vmt>pr il «u\o\a %a <l«v miMion a S<»ult. (La Fayette, àt- m., V. lit )

«lovant le conseil de guerre de la 10' division militaire sous la quintuple accusation de correspondance avec l'ennemi, d'espionnage, d'offense au roi, de désobéissance et de violation de serment \ allait bientôt se constituer prisonnier à la citadelle de Lille.

Tandis que cette affaire agitait Paris, des scènes tumultueuses se passaient dans les départements du Nord-Ouest. Le nouveau ministre de la guerre avait sinon peut-être suggéré, du moins adopté d'enthousiasme, l'idée de donner des pensions « aux officiers et soldats des armées royales de l'Ouest, blessés pour la défense du trône* ». Dés la fin de décembre, decommissaires se rendirent sur les lieux afin de voir les intéressés et de dresser les listes de propositions. Dans la Vendée, pays de vraie guerre plutôt que de chouannerie, les opérations s'effectuèrent avec assez de calme 3. Mais en Normandie et en Bretagne, les anciens soldats des bandes royalistes furent reçus par la foule ameutée aux cris de : Mort aux chouans 4 î II parait, d'ailleurs, que ces survivants des guerres civiles ne payaient pas de mine. <« Les hommes (pie j'ai vus. écrivait le vicomte de Iticé, préfet do l'Orne, ressemblent plus à des brigands qu'à des serviteurs dignes des bienfaits du roi. Leurs excès et leurs cruautés ont laissé les plus exécrables souvenirs dans le pays.

I A<"t'- li'arnwition (l»<»»>i<'r <1 Kx«Mmans. Aivh. <in**rp>;.

S. m II .ni l'«k*t;iI .ni il • >i m min tint ,*i Vin te*. I ~ Nr ' AnN. r,ut»[T<\ '• — h'apivs !•• \e\i\ -, |V.:tlt. S.<ult aurait <-tr N- prorn-t»-ur <le rotte m«v- Miro nui- il <-st vraix.Miil.lat.N- >\\t>- l'i'N-.- en existait tlej.i ,-ln-y. K»s familiers Ma -oiiil.. il Art . « I in. in<- . h' / I.-.ui- XVIII.

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