LES GÉNÉRAUX DE L'EMPIRE
parte, dit le Journal des Débats, les choses eussent tourné d'une autre façon. » Mais la cour avait beau paraître triompher de cette défaite, elle n'en voulait pas moins au maréchal Soult, qui offrit sa démission. On lui reprochait son zèle maladroit. Il n'aurait pas du traduire Kxelmans devant un conseil de guerre «< s'il n'était pas sûr des généraux' » î
«< Sur dos généraux », on n'avait pu jamais l'être au point d'attendre d'eux un arrêt inique. Mais il était vrai de dire que l'enthousiasme pour les Hourhnus qu'ils avaient manifesté aux premiers jours de la restauration s'était refroidi. Tous les officiers généraux qui possédaient des dotations en pays étranger les avaient perdues. I n grand nombre d'entre eux avaient été mis à la demi-solde. Plusieurs, comme Kxelmans, avaient été maltraités, outragés. La croix de Saint Louis, conférée au général Milhaud. lui fut enlevée parce qu'il était régicide*. — On aurait pu se rappeler son vote a la Convention avant de le décorer. — havout. injurieusement accusé Savoir enlevé les fonds, de la Manque de Hambourg, fut relevé de son commandement, exclu de la Chambre des pairs, relégué à Savigny-sur-Orge. Il demandait à passer devant nu conseil d'enquête ; on lui refusa ce moyen de se justifier comme si l'on voulût laisser courir la calomnie1. Vandamme subit un affront aux Tuileries. Connue il se présentait avec des officiers de son grade h l'audience publique du roi. un huissier l'invita tout haut à se retirer. Le surlendemain, il reçut l'ordre
I. R.ijtp <lr (K.h.r. * frxri.T. Atvh. nal F. ". i~VJ., N. au coiul*« de ti»rardiri, l'an*, 6 février 'Anli. AIT. elr., *7 »., t. iKxmiiT de Milhnud Ar< h. «lu^rrr.)
s l>/iv<iiit, J/<-»i. nu »«>i. i. 1 « t Iftlr»" de hujxinl dans t'Aj»j»Midire. M"* dr Rl«<quc\ llk ta Mm . chat fhtroml. IV, 124 — TalW-v. r.'Hul .ix.tit *Oi»ffert que • ln r» ■ 'Ii»t. \h- » t la r« dilution d*-> fi>ti.l> ).i It.m.jij.* de IlatnU>ur»r • fus^ n» m» nti- i n. «•« par «l»-<* nrli- s pénaux «!♦■ la o.n\enlion du i ,i avril , t L-.ul. >ln l<» '
de Dupont do s'éloigner do Paris dans los vingt-quatre heures et de se rendre dans ses propriétés do Cassol Leduc de Berrv brutalisa des officiers*. Pour une question de préséance, le duc de la Force traita comme un tambour le général Laplane'.La solidarité militaire faisait ressentir à tous les injustices et los outrages subis par quelques-uns. »< — Je détestais Bonaparte, disait le général Chouart, mais les Bourbons me le font aimer*. »
Mémo les officiers généraux qui étaient le plus en faveur, qui avaient un commandement, la pairie, leurs entrées au Château, qui voyaient toutes leurs vanités satisfaites, soutiraient dans leur fierté. D'abord ils s'étaient trouvés très tlattés d'approcher le roi, d'être reçus « dans une vraie cour »>, de frayer avec « de vrais princes », de troquer leurs titres de maréchaux d'empire et de généraux de division contre ceux de maréchaux de France et do lieutenants-généraux des armées du roi. Sans qu'ils se l'avouassent, car on sent ces choses-là, mais on no se les avoue pas, il leur semblait être désoncanaillés. Marmont nous apprend que Louis XVIII avait plus de majesté que Napoléon. D'autres maréchaux pensaient vraisemblablement comme Marmont, et ils étaient tout fiers de servir un homme si majestueux. Mais cette première heure d'éblouissemont avait été courte. Les chefs do l'armée ne tardèrent pas à s'apercevoir qu'aux Tuileries ils n'étaient plus chez eux. Leur présence était seulement tolérée. On plaisantait la Lé-
«. Wellington a Cutlerenirh. Paris. 4 ori. (p.ipatchi. Supplément, IX.) Vandamme à Marmont. i<» \r< h. (lu' rre
En traitant ainsi un ventral français, le nu s<*rvait les haine* allemandes que Vandamme avait pn>v.».p s dans ses divers commandements
d'outre-Hhin par son excessive sévérité.
ï H ipp. de |K»liee. i3, ii. i» «-«-t., il mov., «3. î* jnn\ier. (Arch. nat. F.?. 37»'.» . Cf. Vitn.Iles. II. 135.