PROJETS INCERTAINS DE NAPOLEON
Waterloo? Il est possible, après tout, que dans ces conditions l'empereur fût reste" dans sa retraite, mais combien l'hypothèse est invraisemblable! Les diverses violations du traité de Fontainebleau dont il eut à soulTrir et celles, plus graves encore, que tout l'engageait à redouter lui servirent de prétexte pour son expédition. Mais elles n'en furent que les causes secondaires. La cause déterminante fut l'état de la France sous la restauration '. La cause première, ce fut que le petit souverain de l'île d'FIbe s'appelait Napoléon, et qu'il avait quarante-cinq ans.
Les visiteurs français et les lettres de France étaient rares à Pile d'Klbe. les polices du littoral n'opposant au passage de ceux-là et la poste interceptant celles-ci».
! Napoléon 8'»-"»t roiitrrdit «mi donnant, aprrs IV-vrtii'mcnt, \vn motifs dr von départ dr l'Ile dKIt..\ bon» i*rs A'o/r< tur U» U.motrrt dû Ftrury >U rhaùoitlon (Napol., .V"«.. II, in*: rl dans lr Mnnorxal 111. 4M, VI. **.», || pp-lrrid qu'il y fut M' bTniin»1 [Kir la ••nuiit»' JVtrr d.-portr, l'i u»- v«-<- « 1 1 1- >n «lu trait.- d«- Fontaine». I. nu »t 1rs dispositions drs rsprits rn r'nimr Mais datl* liotrs SUT lr IAi«ntrnf irnu (tr S"tutf-H' lfm- (NapoL.r "<iv«/'.. XXXI,
iï> il as*ur<- qu«- Iri infraction* au trait, rl 1rs tn«nn.-. s <!<• d< portatioii • n i-iirr nt au^un»- inlln'n.c sur résolution* ..
i. »'.f. là.nvsp mimsl'-rirll»'. jMitU.'l l*U a f« vricr l»ir> Atvli d* la marine, RI. m . Rap|M»rt de Miri'.ui, Eivourne. i l février. H i|>|H»rt de Bertrand à «Laulaineourt sur le «.. jour de Nap. à l' i I** d'KII.<\ Paris, I" juin 1*1.» t Arcli. AIT. ' tr.. ln<f> ik '.*. . Y' de «:halM»iilon. \l>,u |, <x, -vu, 1»:> llf — . I.c ...i,miI de l.ivournr a Lien fait de refuser des pa-^eports pour l'Ur d'Kll»- ., Tal l<\ rand a JyiK «>urt, li ot : \i-li. AIT. «-tr.. '•■>» • On a refuse il. ' m fois a un - «•rt.iin<;harj»riili<T. ex -jardinier d«- la princesse Borch.s, , un passeport |M»ur I*!!»' d'Ellnv II «-n a demande un jm.u r \aple*. qu'on lui a refuse aussi, puis un pour Marseille •■u-al»,m< nt refus.-, lu autre individu, iioiuiii*- Ma/.-l.ruck. «'n a sollicite un p.ur Mar>eiUe. On le lui a accorde, mais pnur faire arrêter '-n r-.ute. ■ Itapnort de \*>lu;- v n. raie. Paris. !" n<»v. , \n li. nal. F. -,
On mettait tant d'.ntra\es à la r,,rrc»|.o!idance n<>n seulement mire la France i-\ \'\\>- d'bll»-. mais entre la France et la Toscane, v.'imii.- 1 il<d'rill*. qu<» d. s lettres »'!ivi\\.vs par ministre de* atTaires ctram-e-rvs au rotwil fr;.n<; u> dr Liviirm- min ut \iu't jour» a lui par\>-mr. I.a p<>- ]i< .• ^rde les avait P-ti-mirs. Manvtti au d- |..irt. nient, Livourn. Il fevr Ar. h. Aff . tr..
Mais l'empereur lisait les journaux de Paris et de Londres, \v Nain jaune* le Censeur, le Morning Chronicle, si hostile aux Bourbons: il faisait causer, dans les nombreuses audiences qu'il leur accordait, les Italiens et surtout les Anglais, dont il prisait davantage le jugement. Il se trouvait ainsi assez bien renseigné sur les fautes du gouvernement et l'état des esprits. Par Colonna d'Istria, agent de Murât qui avait un ministre à Vienne, par un certain Cipriani, maître Jacques employé à l'office et à la police, qui allait sans cesse aux nouvelles à Florence, par Campbell lui-même, il connaissait les intrigues et les divisions des puissances1. Louis XVIII discrédité, la France mécontente, l'Europe désunie et prête à s'entre-combatlre. l'occasion était propice pour tenter une dernière fois la fortune. Il semble, en efTet, que vers le mois de décembre. Napoléon commença à avoir la hantise d'un prochain départ. Campbell, jusque-là reçu avec empressement aux Muiini, crut s'apercevoir que l'empereur se dérobait à ses visites sous divers prétextes, comme s'il eut voulu échapper à sa surveillance. Le commissaire anglais en instruisit Castlereagh et ajouta que Napoléon ne lui avait pas dissimulé qu'il pourrait être rappelé en France par les circonstances. « Mais, concluait Campbell, j<» n'en persiste pas moins dans mon opinion (pie si Napoléon reçoit la rente stipulée dans les traités, il restera ici parfaitement tranquille à moins - d'un événement extraordinaire en Italie ou en France'. ►>
I.CimpMI. IV». :$*•», :m. 3 1 ï- j Lettre do CampMI a Mnriotti. iti d»c. et rapports d.- Mari-.tti. t <l 7 d.-.-. < it» s par P.dlet). CampMI * Hailler, S tort. (Arrli. AIT. rtr.. »»?'*.} Kapport d»' l'amiral Lhermitte, Toulon. 29 sept An h. de la Marine, lit» il"». Montholon. //<•<•;/.», II. 261. 252.) — Ost à l'un de es visiteurs antrlais que Napuh on dit un jour : • Le roi d«- Kranr»» i'st I-i»Mi mal entour»\ Il n'a autour d«- lui que des traîtres qui m'ont trahi Pourquoi ne l<- trahirai« iil-ils pas au>H ? » Happnrldu 2.H juillet Aroh. nat. F. 7, :i:.i<.»
i. CiiiuplM II. XanoV-on al Elba, 343. 3»b.