‹ 1815 (volume 3)Chapitre 79 sur 226 · V- - * ; .... - a *■'•■$, » rv .-.rs · texte numérisé non relu

V- - * ; .... - a *■'•■$, » rv .-.rs

LA NOUVELLE Al X TUILERIES 229

«;nt*s dans le même esprit, et Soult adressa cel ordre du jour à l'armée : « Cet homme qui abdiqua un pouvoir usurpé dont il avait fait un si fatal usage, Bonaparte, est descendu sur le sol français qu'il ne devait plus revoir, (jue veut-il? La guetTe civile. (Juechcrchel-il? Des traîtres. I^es trouverait-il parmi les soldats qu'il a trompés et sacrifiés tant de fois ? au sein de ces familles que son nom seul remplit encore d'effroi?... Cet homme n'est plus qu'un aventurier, que son dernier acte de démence achève de faire connaître '. »»

Louis XVIII avait les chambres, la presse, les corps constitués, les officiers généraux. La résistance de la citadelle d'Antibes lui faisait croire qu'il avait les soldats. Il comptait sur la garnison de (îrenoble, sur l'armée de Lyon, sur les gardes nationales. Puis il avait sa maison militaire, les Suisses et les compagnies rouges, les gardes du corps et les gardes de la porte ! Il ne craignait rien. C'est avec une sérénité qui n'avait rien d'alTecté qu'il dit le 7 mars, en recevant les ambassadeurs et ministres étrangers : « — Messieurs, je vous prie de mander à vos cours que vous m'avez vu n'étant nullement inquiet. Je suis |»ersuadé que ceci n'altérera pas plus la tranquillité de l'Europe que celle de mon Ame1 ». Beaucoup de gens pensaient comme le roi. Le comte de Sesmaisons écrivait précisément ce jour là au baron de Barante : « Bien d'alarmant. On ne conçoit pas cette folie... Les mesures sont prises et sont bonnes. Je m» doute pas que tout ne soit fini dans huit jours*. »

Page 1