II. I.c défilé de Laffray
IV. Le comte d'Artois et le maréchal Macdonald à Lyon. — L'entrée de Napoléon à Lyon (10 mars).
nir le» vol de l'aigle. Dans la Provence orientale, les populations s'étaient montrées en général indifférentes ou sourdement hostiles. Dès les confins du Dauphiné l'opinion change. Les paysans accourent au-devant de l'empereur et après s'être assurés, en regardant l'effigie des pièces (le cinq francs, que » c'est bien lui tout de même », ils l'acclament et lui souhaitent victoire. A Sisteron, la foule crie : Vive l'empereur! A (iap, le préfet Harmaml et le général liostollant tentent vainement de se mettre en défense ; «levant l'opposition menaçante du peuple, ils se retirent à Km brun avec la garnison. A Saintliotinet, les habitants effrayés pour l'empereur du petit nombre de ses soldats veulent sonner le tocsin, afin «le prévenir les paysans des villagesenviroiinauts qui raccompagneront en masse. «< — Non, dit l'eiu-
pereur; vos sentiments sont pour moi un sûr garant îles sentiments de mes soldats. Ceux que je rencontrerai se rangeront de mon coté. Plus ils seront, plus mon succès sera assuré. Restez donc tranquilles chez
vous »
l^e o* mars, pendant que Napoléon s'arrêtait à Corps pour y coucher, Cambronne avec ses quarante chasseurs de la vieille garde et un peloton de Polouais montés poussa jusqu'à La Mure, où il arriva vers minuit. A l'Hôtel de Ville, F adjudant-major Laborde, chargé du logement, se rencontra avec un adjudant-major du .V de ligne qui venait de (îrenoble et s'occupait du même objet. Laborde l'interpella : « — Je vois que nous portons une cocarde différente. Mais, répondez-moi avec la franchise d'un soldat. Sommes-nous amis ou ennemis? » « — Deux vieux compagnons d'armes seront toujours amis, » dit l'officier en tendant la main à Laborde. « — Alors, faisons le logement ensemble. » Le capitaine du ">c feignit d'accepter la proposition, mais il s'esquiva presque aussitôt pour aller informer son chef. Laborde rapporta l'incident à Cambronne, qui apprit en même temps qu'une troupe d'infanterie venait de prendre position à cinq cents mètres de La Mure, sur une hauteur appelée la Poutine. Cambronne envoya un de ses oftieiers au commandant pour l'engager à pactiser avec la garde. Ce chef de bataillon, nommé Delessart. avant refusé de recevoir l'émissaire, Cambronne lui-même s'achemina vers la Poutine, mais un oflicier commandant un petit poste lui intima l'ordre
I. Peyrusse. JJ^»or,al. IM-i«4 Laborde, .V«jwf. *» tHtd't:itt*. %t. Fabr>. ttineruir* dt lln<-»fij»irt* <l* d'I'Ite à Snmle-Helene. 40-46. Xf<>ntti<>|on.
Hrriîê, II, 4i. Cf. Relation du retour <!«• l'Ile d'Elbe. fMomtmr, ti man.) Napoléon, L'iU dKibr et ie§ t "tut Jotiri [Comip., XXXI, 4M9,. Proclamation •le Naitolt-on Ga , 6 mars (Journal du AAmm, 13 mars).
«le s'éloigner; autrement, on ferait feu sur lui. Le général revint à La Mure, et afin d'éviter toute surprise, il posta une grand'garde à l'entrée du village, et au lieu de loger ses hommes il les établit au bivouac sur la place. Cela fait, il entrait à l'auberge rl commençait à souper quand un paysan vint l'avertir que le 5e de ligne se mettait en mouvement, sans doute pour tourner l^a Mure et se porter au pont de Ponthaut. sur la route de Corps*.
L'occupation de Ponthaut, forte position sur la rivière de la Bonne, encaissée à cet endroit entre deux escarpements, aurait eu pour résultat de couper l avant-garde deCambronne du gros de la colonne impériale, et d'arrêter cette coloune dans sa marche vers tirenoble. Cambronnc remit son souper au lendemain, rassembla sa petite troupe et, rétrogradant de plus d'un?» lieue, la porta incontinent à Ponthaut. Lne estafette fut envoyée à l'empereur, car Cambronnc était inquiet. L'attitude du .V de ligne, qui semblait disposé à agir comme le 87' à Antibes, faisait mal augurer des sentiments de la garnison de (irenoble
ii renoble, siège de la 7" division militaire, avait alors comme commandant le général Marchand. Marchand était ( Grenoblois. Avocat sous Louis XVI, il avait quitté sa ville natale en 17ÎM, capitaine élu au ie bataillon des volontaires de l'Isère, et il v était rentré à la lin de 181*1, général de division, grandaigle et comte de l'empire, doté de 80.000 livres de rentes. Son empressement à se rallier aux
• Dr|K>*ili<m du chef de talailKm D*de*»art. du i»« de li^no R« < il .lu .-apilaitu* Handon, aid** d«» ram|i du p-m-ral Marchand, dans la ll«*lali<>n it«. Marchand d«-s ••MMieturnls i;n»noMr. iDnsvjrr *le Marchand. Ar< h <iurrr.\ LalM.rdc. *<> VI liirri.it-Sainl-I'nx. Napolrvn a (irmoblr IM.Hiou <f nie en Ula et |»ut»li><> en Mrtt,. ».«-73
2 Laborde, 86-91, Cf. Sa|*>l<on, L'UedKlbt tt Uê Ctnt Jour$, !»u.
Bourbons, au mois d'avril 1814, lui valut d'être maintenu dans le commandement de Grenoble mais lui aliéna ses soldats. En 1815, beaucoup d'entre eux gardaient encore le souvenir irrité de ce qu'ils appelaient sa défection1. Les sentiments des casernes étaient partagés par la ville où régnait contre les Bourbons une hostilité quasi générale. Louis XVIII n'avait pour lui, à Grenoble et dans toutes les campagnes du Dauphiné, que la noblesse et le clergé. I.a bourgeoisie était presque entièrement composée de libéraux avancés, de la nuance du Dauphinois Dumolard. Quant aux ouvriers, aux petits commerc,ants,.aux cultivateurs, ils étaient tous pour l'empereur*. Sans véritable autorité sur ses troupes et entouré d'une population hostile, le général Marchand fut très troublé en apprenant dans la soirée du i mars, par une lettre du préfet du Var, le débarquement de Napoléon et sa marche sur Gap et Grenoble \ Le préfet de l'Isère, le célèbre mathématicien Fourier. se trouvait aussi dans une situation embarrassante. Jadis protégé par Bonaparte, ex-membre de l'Institut d'Egypte, il avait été nommé dès 1801 à la préfecture de Grenoble et il y était resté sous la Restauration. Gomme le général Marchand, les serments qu'il avait si souvent jurés à l'empereur le gênaient, non vis-à-vis de lui-même mais devant l'opinion publique, pour tenir ceux qu'il venait de prêter au roi. Fourier et Marchand, néanmoins, se résignèrent à garder loyalement leur nouvelle foi royaliste. Le préfet s'occupa de rédiger une proclamation contre
l. RHation de Mntvhand et interrogatoires «lu m^ine (F>ossier de Marchand. Arvh. (iucriv .
i IWnal-Samt-l'nx. fi t*. Cf. L»ltr«*s du pivM <Ji> lïsèrv M rapports <•«jx.li. M avril. 21 mai. I» août, y n«,v. IM4 et i? janv. l*ts. (Arvh. tint Y. >» Y. :. :»hk. F. :. i:n i
t. Itflation ft ititiTr-«tr;»U»ir<'S d<> Marchand. l>t|»o!»ition du préfet Kouner Hussi.T de Marchand. Arch. Guerre).
I* usurpateur, et le général expédia l'ordre au 7e et au IIe de ligne, à Chambéry, et au 4* de hussards, à Vienne, de se rendre à grandes journées à Grenoble pour y renforcer la garnison qui se composait du 5° de ligne, du 4e d'artillerie à pied, du .T régiment du génie et d'un escadron du train'.
Le lendemain, 5 mars, à huit heures du matin. Marchand convoqua chez lui les officiers généraux, le commissaire ordonnateur et les colonels et majors des régiments. Tous ayant protesté de leur fidélité, on délibéra si Ton marcherait contre Bonaparte ou si on l'attendrait derrière les remparts de Grenoble. On s'arrêta au premier parti, et il fut décidé qu'on ne se mettrait en mouvement que le lendemain \ car auparavant il serait prudent d'assembler les troupes pour leur faire prêter un nouveau serment. Marchand voulait naturellement passer cette revue, mais les chefs de corps eurent la franchise de lui objecter qu'il vaudrait mieux qu'ils vissent les troupes euxmêmes, car « son empressement à proclamer la déchéance de Napoléon avait affaibli son influence sur elles 9 »>.
liien que le préfet, d'accord avec Marchand, ertt résolu de tenir secrète le plus longtemps possible la fatale nouvelle, le bruit de la marche de Napoléon si* répandit à Grenoble dans cette matinée du o mars. On avait si souvent annoncé le retour de l'empereur que tout d'abord on n'y ajouta pas foi. Mais l'air abattu de plusieurs royalistes que Fourier avait mis dans la confidence et qui ne pouvaient dissimuler
1 HHntJon et inlerropatoin-s de Marchand. D*po«itinn de Fourier. Kap- \*<rt du o.ilonel (i«Tin <-t «|iunaj<>r Kt'-hepnyeei (Dossier de Marchand. Ar- li. l.-irriv Cf. It.-rriat S.iint erix. I ». *«.' a. I»< |h.mIi«.ii du y n< r il lier*. <-<>mniand.iiit In hhirade de Chaiub»'ry (l'rort* <lt A/i H- •»«.
1. Lettre de Marchand ;m coininiss.urr ordonnateur. » marv il»<.s»» r de Miin luml. Ar»di. <iu»*m-.
•«. ludation el inUrn'^ah^ir»'s de Marchand. (Dossier de Mar- h.tnd )
leur inquiétude, fut remarqué. On recueillit îles renseignements. Dans l'après-midi, personne ne doutait plus. Le préfet se décida alors à faire officiellement connaître l'événement par une proclamation qui fut affichée à l'Hôtel de Ville vers cinq heures du soir. La foule s'attroupa, et déjà un individu avait crié : Vive l'empereur î quand son arrestation immédiate imposa aux manifestants '.
A cette heure même, le chirurgien de la garde Kmerv entrait secrètement dans Grenoble. Voyageant à cheval, il avait gagné en deux jours deux marches sur la colonne, bien qu'il eut été arrêté comme suspect par la gendarmerie de Digne et de Gap. Mais grâce à ses relations personnelles et à des sympathies politiques, il était parvenu à s'évader et à se procurer un nouveau cheval. Le 5 mars, il rencontra entre La Mure et Grenoble le général Mouton-Duvernet. Le général, venu de Valence à Grenoble afin de se concerter avec Marchand, se rendait à (iap où il comptait arriver à temps pour organiser la résistance. Il interrogea Kmery qui s'empressa de le renseigner exactement sur la marche de Napoléon, en ajoutant toutefois que la garnison d'Antibes avait passé «le son côté et que Masséna se mettait en mouvement dans le dessein de se joindre à lui. « — Pour moi, termina Kmery. je retourne dans ma famille, à Grenoble. » Mouton était en voiture avec un seul aitle île camp ; il ne pouvait rien contre un homme à cheval. Il laissa donc Kmerv continuer sa route.
mais il envoya incontinent un courrier à Marchand pour l'aviser de l'arrivée de cet émissaire et l'engager à le faire arrêter. A La Mure, Mouton apprit que l'empereur devait être déjà à Gap dont la garnison
\ l». |».<siiion Kourn-r l><»»nr !«■ Marrh.md. Arch. Guerre. ) Cf. Iter- • , .i s uni Prix, I» - i.
s'était repliée sur Embrun. Il n'y avait plus possi bilité de défendre les passages des Hautes-Alpes. Mouton rebroussa chemin pour rentrer à Valence, et en passant à Grenoble, il s'informa auprès de Marchand si l'on avait arrêté Emcry. Mais le chirurgien qui avait pénétré furtivement dans la ville s'était caché chez un de ses amis, sans doute chez le gantier Dumoulin. La police le chercha en vain; et le lendemain on colportait dans Grenoble des proclamations de l'empereur1.
Marchand comptait toujours se porter avec la garnison contre les « brigands de Bonaparte », comme disait le préfet Fourier* ; mais dans une seconde réunion qui eut lieu le matin du G mars, les chefs de corps, si ardents la veille, lui représentèrent que les soldats, particulièrement ceux du 3' du génie et du V d'artillerie, régiment où Bonaparte avait servi comme lieutenant avant la Révolution, paraissaient hésitants. « — Les hommes, dirent-ils, ont mis peu d'enthousiasme à prêter de nouveau serment, et il serait imprudent de s'aventurer en rase campagne avec des troupes aussi peu sûres ». De fait, en lisant l'ordre du jour de Marchand, qui portait que la troupe de Bonaparte comptait seulement un millier d'hommes, des soldats avaient dit : « — Et nous ! On ne nous compte donc pas? » D'autres avaient efîacéau crayon la signature du général pour la remplacer par un mot immonde, et sur les remparts on signalait ce colloque entre canonniers. « — Nous serions bien c de faire du mal à un homme qui
I. Mouton à Marchand. La Mure, 5 mars: a Soull. l.a Mure. 5 mnrs. Interrogatoire de Mouton. (Prorètd* Mouton, .iT-.iS.ft9.)lnl»Tr<i^aloire d'Kmerv et déposition de Fourier. (Dossier de Marchand.; Cf. Kabry. M. Hernat Saint-Prix. 31. Mouton à Soull. 7iuars.ctd«position du général Uouchu (Dossier de Mouton. Arch. Guerre;.
î. Dépêche de Fourier citée par le Journal i«t Dtbau du 9 mars.
ne nous a fait que du bien» » « — B d'imbécile ! ce
n'est pas de son coté que nous tirerons, c'est de l'autre *. »
En apprenant les dispositions des troupes. Marchand résolut de s'enfermer dans Grenoble où la défection serait en tout cas plus difficile. Des ordre* furent donnés pour mettre la place en état de défense, et l'on commença à réparer les embrasures, à hisser les canons sur les remparts (47 pièces étaient en baU terie le lendemain matin) et à planter des palanques aux avancées des portes de Bonne et de Très-Cloîtres*. Le général, voulant cependant se donner le plus de temps possible, envoya à La Mure une compagnie du génie et un bataillon du oc de ligne alin de faire santer le pont de Ponthaut3.
Ces troupes défilèrent aux vivats des royalistes, mais à cause de l'hésitation de Marchand, qui avait balancé longtemps à faire partir la ligne et qui ne s'y était décidé que sur l'assurance du chef de bataillon Delessart qu'il répondait de ses hommes, tous vieux soldats bien disciplinés, la compagnie du génie quitta Grenoble plusieurs heures avant le bataillon du .V. Les sapeurs marchèrent en désordre. Quelquesuns olèrent la cocarde de leur shako, il y eut «1rs cris de Vive l'empereur! Arrivé à La Mure, le chef du détachement informa le maire. M. Genevois, de l'objet de sa mission. Celui-ci était bonapartiste, du moins sa réponse peut le donner à penser. Il dit très haut, de façon à être entendu par la troupe, qu'il
(. ll.-htK.n et mtrrp.LMtoitv* de Marchand. Déposition <h? Orin. «1c *niat. de Tmirnadre. de «iniau et de l,cmps. Dyssier de Marchand. Arvh. OuernO
i. Relation M interro-at..ires de Marchand. Déposition du colonel nu. (Dossier d«- Manhand.
\. ordres de Mar«-|i.nid. «. nnrs Relation et interrogatoires de Marchand. 1». poêlions du . a. I ll..ii>sill.- et du chef de bataillon Delessart D»vsier de Marchand Ardi. <,ti..-rre..
serait absurde (le faire sauter un pont dont la destruction n'arrêterait pas la marche de Napoléon, puisqu'il existait un pué a peu de distance, et causerait le plus grand préjudice à la commune et à tout le canton. Devant ces paroles, sourdement approuvées par les sapeurs qui ne demandaient qu'un prétexte pour ne pas obéir, l'officier n'insista pas. et en attendant la venue du commandant du 5e. il logea ses hommes à La Mure'. Le bataillon de la ligne arriva vers minuit; mais Dclessarl, instruit de la présence de » l'avant-garde ennemie » et voulant éviter le contact, s'arrêta à la Poutine. De peur d'une surprise, il fil charger les armes et, peu après, il rallia les sapeurs et replia tout son monde au bourg de LalTrav, à trois lieues de La Mure1. C'est cette marche enrefraite que Cambronne prit pour un mouvement tournant et qui rengagea à évacuer lui-même le village.
Cambronne réoccupa La Mure le 7 mars dans la matinée. La population entourait les soldats, les questionnant et manifestant son impatience de voir l'empereur. Il ne tarda pas à arriver avec son état-major et un peloton de chevau-légers polonais. Il traversa La Mure en saluant très amicalement à droite et à gauche la foule qui l'acclamait, et mit pied a terre à cent pas des maisons, sur un petit mamelon que longeait la route. Plus de quinze cents personnes le
1. Berriat-Saint Prix. U. 3*-r. tfv«4. - Dans sa r.-l:itinn. Mard.-.nd
ne pnrle pas de ces incidents <|ui ont répondant leur intérêt et sur ]• ^<{n>>ts Berriat-Saint-Prix donne les détails les plus pnvis.
î. D«*fM*ilion de IMi'ssart. Ititerr..*atoins de Marchand. R> < it du <\i|>ilaine Randnti dans la relation de Marchand Dossier do Manhand. Aivh. (jucrre.. Cf. Borriat- Saint-Prix, oi». TihTI, T4-7S.
suivirent, toujours criant. Un piquet de chasseurs à pied les maintint en cercle autour de l'empereur. Pendant cette halte, il s'entretint longtemps avec le maire et les conseillers municipaux, les internvgeant sur l'esprit du pays, ses productions, ses besoins et aussi sur leur position personnelle. Il faisait un soleil ardeut. I n caporal apporta du vin dans un seau pour les hommes du piquet. (Juand tous eurent bu. l'empereur lit signe au caporal, et prenant le verre dont s'étaient servi ses grognards, il but à son tour'. — Par ces traits-là. Napoléon ensorcelait les soldats.
On se remit en marche vers onze heures, les Polonais en téte. puis les chasseurs delà vieille garde. le> uns à pied, les autres sur des charrettes qu'avaient offertes les habitants, enfin l'empereur en calèche, son cheval mené en main. Le gros de la colonne, venant de G>rps. n'avait pas encore rallié. A une lieue et demie de LatTrav. la route resserrée entre le-» lac* et une chaîne de collines décent vingt mètred'altitude niovenne. forme une sorte de long défilé. Soudain, les chasseurs virent revenir sur eux. bride abattue, b's lanciers polonais. Au**îbM. ils sautent à bas «les charrettes, se rassemblent, chargent leurs armes. I. empereur «le>c--nd vie >^a calèche et monte à «■!i«-\a!. puis, «b'i-assant les fantassins, i] pousse \ ers l.-rlrav a\oc b> lamiers. Après un temps de galop, i! s arr-Me. l'ne tr mpe «î ïïî-rie est rangée en b.<i'.-.i'.îe en a\ ant <in m!!.^o. an !• u> he diid-!îb;î.
i. le b.-.î.».!: n cî a r» ,b- '.^y.- .-i la compagnie •i.j nie. P ; , A sa r- -îr.i.ie «ie n/.n. de> scnipuh»» • : .: v.î v- t". :js an c n^:v..,v. i,nt l*» — art. L*-s cir-