Wagner, IV, 39. Damitz. 12G
2 Von Ollech, 154. DamiU, 1, 127. (Cf. fil el IW.) Wagner, IV, 33-34.
Les Prussiens sont rentrés en désarroi dans La Haye. Bliicher espère du moins coucher sur ses positions. Il croit la bataille finie, car la nuit vient ^ Ce n'est pas la nuit. A sept heures et demie, au solstice de juin, le soleil brille encore à l'horizon. C'est l'orage. De grands nuages noirs courent et s'amoncellent dans le ciel, couvrant d'une voûte d'ombre tout le champ de bataille. La pluie commence à tomber à grosses gouttes ; il tonne coup sur coup, avec violence. Mais les grondements du tonnerre sont bientôt dominés par le fracas de l'effroyable canonnade qui retentit soudain vers Ligny-.
Vers six heures et demie % l'aide de camp envoyé pour reconnaître la force de la colonne prétendue ennemie qui débouchait des bois de Villers-Perwin sur le flanc de Vandamme \ avait rapporté à l'empereur que cette colonne était le corps du comte d'Erlon ^ Napoléon aurait pu s'en douter*. Une fausse manœuvre, une confusion dans les ordres, une marche de travers ne sont point choses si rares à la guerre qu'il ne dut en admettre l'hypothèse. Déconcerté jusqu'au trouble par la direction menaçante de cette colonne, il n'avait point pensé au corps de d'Erlon, que lui-même,, cependant, venait
1. Damitz, I, 132. Rapport de Gneisenau, précité. Cf. Wagner, 4.3.
2. Damilz, 1, 132 et note. Wagner, IV, 43. Cf. von Ollech, 154, et Mauduit, H 86-87.