‹ 1815Chapitre 141 sur 260 · CANONNADE A MONT-SAINT-JEAN · texte numérisé non relu

CANONNADE A MONT-SAINT-JEAN

La nuit approchait, et presque toute l'infanterie se trouvait encore très loin en arrière*. L empereur fit cesser le feu ^. Pendant la canonnade, il était resté près de la Belle-Alliance, exposé aux boulets que le capitaine Mercer, qui l'avait reconnu, dirigeait sur l'état-major ^. Lui-même indiqua aux troupes les emplacements pour les bivouacs*. Le corps d'Erlon (sauf la division Durutte qui ne rejoignit que le lendemain matin) s'établit en première ligne entre la ferme de Monplaisir et Plancenoit, son front et son flanc droit couverts par la cavalerie de Jacquinot. Les cuirassiers de Milhaud, la cavalerie légère de Domon et de Subervie et la cavalerie de la garde bivouaquèrent en seconde ligne, à la hauteur de Rossomme. Les corps de Reille et de Lobau et les cuirassiers de Kellermann s'arrêtèrent à Genappe et aux environs ^ Après avoir traversé ce village à la chute du jour, la garde à pied quitta la grand route, qu'encombraient l'artillerie et le train, et chercha à gagner par des traverses le quartier- impérial. Seuls, deux ou trois régiments arrivèrent près de Jà, au village de Glabais, entre onze heures et minuit. Les

1 . Reiation de Reille. (Arch. Guerre.) Notes journalières du général Foy. (Comm. par le comte Foy.) Notes du chef de bataillon Duuring. (Comm. par M. de Stuers. Relation de Durutte. (Sentinelle de l'Armée, 8 mars 1838.) Relation de la dernière Campagne {par René Bourgeois, chirurgien-major aux cuirassiers), 67.

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