Mercer, I
4. d'Erlon à Ney, au bivouac, 17 juin au soir. (Arch. Guerre.)
5. D'Erlon à Ney, au bivouac, 17 juin. (Arch. Guerre.) Relation de Reille. Notes précitées de Foy. Notes du capitaine de Stuers, des lanciers rouges. (Comm. par M. de Stuers.) Dupuy, Souvenirs milit., 288-289. Cf. Relation de la dernière campagne, 71.
autres régiments s'étant égarés, les hommes se déban dèrent et errèrent par la campagne à la recherche di fermes et de maisons isolées. Il ne rejoignirent leur drapeaux que le lendemain matin \
Vilaine nuit de bivouac ! Les troupes arrivaient dansFobscurité, brisées de fatigue, ruisselantes d'eau « chaque homme traînant deux ou trois livres d boue à ses souliers ». Des soldats marchaient pied nus, leurs souliers perdus dans la terre grasse de labours. Il fallait se coucher au milieu de seigle hauts d'un mètre et demi et trempés par la pluie « C'était comme si l'on entrait dans un bain. » On n pouvait songer à construire des abris ; le bois coup dans les boqueteaux de Vardre, du Chantelet, di Caillou, servait à faire des feux de bivouacs que Foi allumait àgrand'peine, qui s'éteignaient sans cesse e qui donnaient plus de fumée que de flamme. La pluii ne cessait qu'à de rares intervalles. Pour recevoi moins d'eau et recouvrer un peu de chaleur, des sol dats se pelotonnaient dix ou douze et sommeillaien debout, étroitement serrés les uns contre les autres De plus stoïques ou de plus fatigués s'étendaient ei pleine boue. Il y a des heures, à la guerre, où l'oi dormirait, sur des baïonnettes. Après avoir mis leur: chevaux au piquet, nombre de cavaliers remontaien en selle et s'endormaient penchés sur l'encolure enveloppés dans leurs grands manteaux. Des quatn jours de pain portés sur les havresacs, tout était con
1. Relation du général Petit, (Collection Morrisoa, de Londres). Notes précitée du chef de bataillon Duurins, du I*'' cliassours à pied de la garde. Cf. Mauduit Derniers jours de la Grande Armée, II, 230. - Dans sa relation. Petit laisse e blanc le nom du village, mais ce ne peut être que Glabais, seul village qui s trouve entre Genappe et la ferme du Caillou, à l'est de la route de Bruxelles. 11 n' eut que le 1"^'' bataillon du 1" cliassseurs qui vint jus((irau Caillou; il servit d garde au quartier-impérial. Uuuring, qui commandait ce bataillon, rapporte que 1 lendemain il vit, du Caillou, défiler la garde à pied sur la grand route.