Corps d'Erlon : 20 731 hommes
)RDRE DE BATAILLE DE l'aRMÉE FRANÇAISE. 331
i feii\ De l'autre côté du vallon, à 1300 mètres i vol d'oiseau, étaient massés 68 000 Anglo-Alliés, famais dans les guerres de la Révolution et de l'Em- )ire, si grand nombre de combattants n'avait occupé errain si resserré. De la ferme de Mont-Saint- Jean, smplacement des dernières réserves de Wellington, L la ferme du Caillou oii se trouvaient le trésor mpérial et les équipages, sous la protection d'un )ataillon de chasseurs de la vieille garde, il y a toÛO mètres, et le front de chacune des armées ne lépassait guère trois quarts de lieue ^ Les croupes les plateaux étant très découpées, les deux armées, )ien qu'en ordre parallèle, ne se trouvaient point l'équerre. L'aile droite anglaise débordait sur le ;entre, et l'aile gauche était en recul. L'armée lançaise ayant la droite en avant, le centre de a gauche en arrière et l'extrémité de l'aile gauche m flèche, formait une ligne concave et envelop- )ante.
Corps Reille (moins les débris de la division Girard, laissés à Ligny pour assurer :s lignes de communication) : 21 074 hommes.
Corps Lobau (moins la division Teste détachée sous les ordres de Pajol) : 861 hommes.
Garde impériale : 20 753 hommes.
3' et 4' corps de cavalerie (cuirassiers de Milhaud et de Kellermann): 6 878 hommes. Division de cavalerie Domon (dctacliée du corps Vandamme) : 1 100 hommcs. Division de cavalerie Subervie (détachée du corps Pajoli : 1200 hommes. Total : 79 399 hommes dont il faut rctranclier pour les pertes subies par ces oupes les 13, 16 et 17 juin, le détachement laissé à Charleroi et les malades et ■auiards, au moins 3 500 hommes. Total : 74 000 combattants environ. Cf. lefTeclif l'entrée en campagne et les tableaux des perles, 1815, H, 103-103, 189, 219.
1. A l'entrée en campagne, l'armée avait 30 batteries à 8 pièces pour les batteries pied, a 6 fiièces pour les batteries à cheval. (Voir 1815. II, 104). De ces 30 batries, donnant un total de 370 bouches a feu. je retranche les 8 pièces de la batrie de la division Girard et les 96 pièces des corps et divisions placés sous le )mmandement de Grouchy.
2. A Austerlitz, le front était de trois lieues ; à léna, de deux lieues : à Wagram, • deux lieues et demie. — D'apiés l'ordonuance actuelle, ia première ligne française ept divisions d'infanterie et deui de cavalerie) aurait normalement un front de latre lieues.
Il était près de onze heures, et il s'en fallait que les troupes fussent toutes arrivées sur leurs positions'. L'empereur pensait même ne point pouvoir commencer l'attaque avant une heure de l'après-midi. Il revint à son observatoire de Rossomme oii il dicta à Soult l'ordre suivant : « Une fois que toute l'armée sera rangée en bataille, à peu près à une heure après-midi, au moment où l'empereur en donnera l'ordre au maréchal Ney, l'attaque commencera pour s'emparer du village de Mont-Saint-Jean où est l'intersection des routes, A cet effet, la batterie de 12 du 2" corps et celle du 6^ se réuniront à celle du 1" corps. Ces vingtquatre bouches à feu tireront sur les troupes de Mont-Saint-Jean, et le comte d'Erlon commencera l'attaque en portant en avant sa division de gauche et en la soutenant, suivant les circonstances, pai les autres divisions du 1" corps. Le 2^ corps s'avancera à mesure pour garder la hauteur du comte d'Erlon. Les compagnies de sapeurs du l*^'' corps seront prêtes pour se barricader sur-le-champ à Mont-Saint- Jean -. »
1. La belle descriplion, tant reproduite, que fait l'empereur [Mém. pour servit à l'histoire, 127-132) des onzes colonnes se déployant presque siniultanoment et d( l'armée tout entière rangée sur six lignes en (îguro de V, bien avant le début de l'action, est tout à fait inexacte. D'après les relations précitées des généraux Durullt et Petit, plusieurs divisions n'arrivèrent sur les posilions que lorsque le conibal était déjà sérieusement engagé. L'ordre même de Napoléon, de on:e heures, cité plui loin : « Une fois que toute l'arniéc sera rangée en bataille, à peu près à une heurt de l'après-midi..., » prouve qu'à anse heures toutes les troupes n'étaient point ce bataille.
2. Ordre, ISjuin, 11 heures du malin. (Napoléon, Coi'resp. 220C0.)
Sur la copie de cet ordre (aux Archives de la Guerre), il est mentionné qu( Toriginal, de la main de Soult, portait celle noie marginale au crayon signée Ney : o Le comle d'Erlon comprendra que c'est par la gaucho au lieu do la droite ((ue l'attaque commencera. Communiquez cette nouvelle disposition au général Reillc. » — 11 semble donc que l'empereur avait donné, auparavant, un ordre d'après lequel d'Erlon devait attaquer avec la droite du l"' corps, c'est-à-dire par Papclotle et La Hâve.