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CHARGES DE LA CAVALERIE ANGLAISE

ompu et rejeté au fond du vallon par les autres oiiiments de Somerset qui, de beaucoup mieux iKtnlés que les cuirassiers, avaient aussi la supérioité du nombre et l'avantage du terrain S

En même temps, la brigade de dragons de Pon- >onby (Royaux, Inniskillings et Scots-Greys) s'était -'lancée contre les colonnes de d'Erlon. Les Royaux h'houchent de la route de Rruxelles, bousculent la brigade Bourgeois aux prises avec le 95° embusqué îlot rière les haies et la repoussent jusqu'à la sablonnière. Les Inniskillings franchissent le chemin par les ouvertures pratiquées dans la double haie pour le tir des pièces, et assaillent la colonne de Donzelot. Les Ecossais-Gris, ainsi nommés à cause de la robe de leurs chevaux, arrivent au dos des bataillons de Pack qui ouvrent leurs intervalles pour les laisser passer. Highlanders et Scots-Greys se saluent mutuellement du cri : Scotland for ever! et les cavaliers fondent avec impétuosité sur la division Marcognet^ Fusillées de front par l'infanterie, chargées sur les deux flancs par la cavalerie, para-

1. Rapport de Somerset à V>'ellington, La Forét, '24 juin. {Suppl. Dispatches oj Wellington, X, 377.) Lettre de Hervey, 3 juillet 1815, précitée. W. Goram, Letters, 352. Lettres d'officiers des brigades Somerset et Kempt et du lieutenant Graëme, de la Légion Germanique. (Waterloo Letters, 41-36, 361, 406.) Siborne, II, 19-i4. Cotton, 74. Kenoedy, 110.

C'est vraisemblablement la bousculade des cuirassiers entre les berges du chemin d'Ohain, suivie de la chute de quelques-uns d'entre eux dans la sablonnière, qui a créé la légende de l'écrasement dans le chemin creui et inspiré à Victor Hugo les pages épiques des Misérables.

2. Lettres d'officiers des brigades Ponsonby, Kempt et Pack. [Waterloo Letters, 63,64,70, 78, 349, 303, 3S3.) Kennedy, 110. Rapport de Kempt, i'i ]a\n. [Suppl. Dispatches of Wellington, X, 534.)

lysées par leur presse même, les lourdes colonnes françaises ne peuvent faire qu'une pauvre résistance. Les hommes refluent les uns sur les autres, se serrent, se pelotonnent au point que l'espace leur manque pour mettre en joue et même pour frapper à l'arme blanche les cavaliers qui pénètrent dans leurs rangs confondus. Les balles sont tirées en l'air, les coups de baïonnette, mal assurés, ne portent point. C'est pitié de voir les Anglais enfoncer et traverser ces belles divisions comme de misérables troupeaux. Ivres de carnage, s'animant à tuer, ils percent et taillent joyeusement dans le tas. Les colonnes se rompent, se tronçonnent, s'éparpillent, roulent au bas des rampes sous le sabre des dragons. La brigade Bourgeois, qui s'est ralliée à la sablonnière, est mise en désordre et entraînée par les fuyards et les cavaliers pèle-mele. La brigade Quiot abandonne l'attaque de la Haye-Sainte \ Audessus de Papelotte, la division Durutte subit sur son flanc droit les charges des dragons légers de Vandeleur (ii% 12'' et 16^ régiments), secondés par les dragons hollandais et les hussards belges du général de Ghigny. Bien qu'entamée d'abord, elle se replie sans grosses pertes et en assez bon ordre et repasse le ravin, toujours entourée par la

1. Rapport de Somerset. Colonel Clifton à Hcrvey, Croix, 23 juin. {Suppl. Dispatches of Wellington, X, 568, 577.) Lcllres d'officiers des brigades Ponsonby, Kempt et Pack. (Waterloo Letlers. .')8. 61, 63, 65, 70, 72, 78, 86, 345, 367, 374, 376, 384, 404.) Kennedy, 118. Souvenirs d'un ex-offlcier, 288, 290.

Dans la déroute, les Anglais raniasscrcnl de 2 000 à 3 000 prisonniers. Les dragons de Ponsonby prirent l'aigle du 45' (division Marcognet) et celle du 105'' (brigade Bourgeois). Un autre drapeau, pris par les gardes à cheval de Somerset, fuf repris par les Français dans la môlée. 1

La déroute fut telle dans certaines colonnes que des fuyards dépassèrent les dernières lignes de l'armée et filèrent vers (ienappe. Le commandant Duuring, di l'f chasseurs de la vieille garde en arrcla un cerlaiu nombre au Caillou, vers troii heures et les fit ramener en avaut. (Notes de Duuring, comm. par M. de Stuers.

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