L ORDRE DE NEY A LA CAVALERIE
ues bataillons do la première ligne anglaise rétroradèrent d'une centaine de pas afin d'être abrités par 3s bords du plateau. En même temps, des groupes e blessés, des convois de prisonniers, des caissons ides et des fuyards filaient vers la forêt de Soignes *. Le maréchal Ney, se méprenant sur ces mouvenents qu'il distinguait mal à travers la fumée, crut un commencement de retraite et projeta de prendre ied sur le plateau avec de la cavalerie. 11 fit deaander une brigade de cuirassiers '.
L'aide de camp s'adressa au général Farine qui nit ses deux régiments en marche. Mais le général )elort, commandant la division, arrêta le mouvenent. « — Nous n'avons, dit-il, d'ordre à recevoir [ue du comte Milhaud. » Ney, impatient, courut à )elort^. Le maréchal était fort irrité de ce refus l'obéissance. Non seulement il réitéra Tordre con- ;ernant la brigade Farine, mais il ordonna que les
/ Waterloo, 114. — Cotton (A Voice from Waterloo, 87-88) dit aussi : « Jamais lous n'avions ouï pareille musique. »
1. Lettre de Windhara, des Scots-Greys. ( Waterloo Letters, 80.) Heymès, 23-24. 3ulletin de l'armée {Moniteur. 21 juin). Kennedy, US.Siborne, II, Go. Cf. Relaion (anglaise) de la Campagne de Flandre, 170.
On a vu (1815, II, 351-.3o2)"que, pendant le feu delà grande batterie qui précéda 'attaque des quatre colonnes de d'Erlon, plusieurs bataillons anglais et écossais ivaient opéré un même mouvement rétrograde.
2. Heymès, 23. Relation manuscrite du général Dclort. (Bibliothèque d'Arbois.) Ces deux témoignages conformes, dont l'un rendu par le chef d'état-major de Ney,
ne paraissent décisifs. Ce fut Ney qui demanda de la cavalerie, comme le dit impliîitement Gourgaud (97); ce ne fut pas l'empereur qui, de lui-même, !a fit donner, ;omme plusieurs historiens l'ont prétendu. Gamot, beau-frère de Ney, dit que le naréchal demanda des troupes à l'empereur et que la cavalerie de Milhaud se porta ;n avant. (Réfutation, 40.) Heymès et Gamol, tou^deuv apologistes de Ney, s'effor- ;ent d'ailleurs d'insinuer que Ney ue réclama de la cavalerie que parce qu'il n'avait jas dinfauteiie à sa disposition. Cela est manifestement inexact ; car, outre les divilions AUix, Donzelot, Marcognet, présentant 10 000 à 12 000 hommes encore, que Sey pouvait employer, toute la division Bachelu et la 2' brigade de Foy se trouvaient intactes et disponibles à la gauche do la Belle-Alliance. Voir à ce sujet les lotes journalières de Foy et sa lettre àGuilleminot (précitée). Foy dit expressément ' jue seules étaient alors engagées à Hougoumont sa V brigade et la division Jérôme.