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DÉFENSE DE LOBAU VERS PLANCENOIT

javalerie du prince Guillaume de Prusse et l'infan- ,erie de Ililler, soutenues par la division Ryssel, se )ortèrent vers Plancenoit. Lobau craignit d'être ourné; il recula jusqu'à la hauteur du village qu'il it occuper par une brigade. Assaillie sur trois points, ;ette brigade ne put tenir. L'ennemi la refoula hors le Plancenoit où il s'établit et se retrancha. Sur son Tont, Bûlow canonnait les trois autres brigades de

obau avec huit batteries dont les boulets allaient Darfois tomber sur la route de Bruxelles, au milieu ies bataillons de la garde et de l'état-major même le l'empereur \

Au moment oii son infanterie abordait Plancenoit, Blûcher avait reçu un aide de camp de Thielmann. Le commandant du IIP corps annonçait qu'il 5tait attaqué à Wavre par des forces supérieures Vêtaient les C3 000 hommes de Grouchy), et qu'il doutait de pouvoir résister : « — Que le général rhielmann se défende commo il pourra, dit Gneise- Qau. Il n'importe qu'il scit écrasé à Wavre si nous avons la victoire ici', »

L'ennemi maître de Plancenoit, Napoléon était débordé et c... ligne de retraite menacée. Il ordonna à Duhesme, commandant la division de la jeune garde, de reprendre ce village. Les huit bataillons, quatre de voltigeurs, quatre de tirailleurs, s'élancèrent au pas de charge. Les Prussiens furent délogés

1. Daraitz, H, 274-273. 280-281. Wagner, IV. 76. Gourgaud, 93. Mauduit, II, 390-391.

L'attaque de Plancenoit eut lieu à six heures. (Damitz, II, 281.) La division Ryssel, Lienlùt suivie par la division Hacke, avaient débouciié du bois de Paris à cinq heures et demie. (Damitz, IV, 279.)

I 2. Lue lieure ou deux auparavant, Gneisenau avait déjà envoyé la même réponse ■à une première dépêche de Tliielmann. Relation du lieutenant Wussow (citée par ;von011ech, 195). Wagner, IV, 77. Damitz, H, 281.

des maisons et du cimetière dont ils avaient fait un réduite

Les Anglais tenaient toujours. Quand la grosse cavalerie de Kellermann et de Giiyot avait débouché dans le vallon, entre cinq heures et cinq heures et demie, les cuirassiers de Milhaud, repoussés de nouveau par les dragons anglais, dévalaient au bas des rampes^ Vite reformés, ils suivirent à la charge ces trois divisions fraîches. Cuirassiers de Lhéritier, de Delort, de VVathier, de Roussel d'Hurbal, chasseurs et lanciers de Lefebvre-Desnoëttes, dragons et grenadiers à cheval de Guyot, plus de soixante escadrons gravissent le plateau. Dans l'état-major ennemi, on s'étonne que l'on engage huit ou neuf mille cavaliers, sur un front où mille tout au plus pourraient se déployer. Ils couvrent tout l'espace entre Hougoumont et la Haye-Sainte. Leurs files se resserrent tellement dans la course que des chevaux sont soulevés par la pression ^. Cette masse de cuirasses, de casques et de sabres ondule sur le terrain houleux. Les Anglais croient voir monter une mer d'acier.

L'ennemi renouvelle la manœuvre qui deux fois déjà lui a réussi. Après avoir mitraillé la cavalerie, les canonniers abandonnent leurs pièces et se réfu-

1. Wagner, IV, 77. Damitz, II, 280-281. Gourg-aud, 95, 9S. Cf. Napoléon, 3fém. 159. Mauduit, II, 385, 393-394.

2. Lctlrcs du colonel Lautour et du major d'artillerie Bull. (Walerloo Letters, 99, 189.) Kennedy, 116. Merccr, I, 309. Siborne, II, 73.

3. Kennedy, 118. Relation du capitaine de Stuers, des lanciers rouges, (Comm par M. de Stuers.) \yaterloo Letters, 130, 235. Siborne, II, 79.

rROISIÈME ET QUATRIÈME CHARGES DE LA CAVALERIE. 383

yient dans les carrés. Ceux-ci ouvrent à trente pas ies feux de file qui abattent des rangs entiers ( comme d'un coup de faux », et ils reçoivent les lébris des escadrons sur la triple rangée de leurs jaïonnettes. Les charges se succèdent sans inter- 'uption. Des carrés subissent cinq, sept, dix, jusqu'à treize assauts. Plusieurs sont bousculés, entamés jartiellement, sinon enfoncés et rompus. Un four- 'ier du 9" cuirassiers prend un drapeau anglais. Le capitaine Klein de Kleinenberg, des chasseurs de [a garde, a son cheval tué en enlevant le drapeau l'un bataillon de la Légion Germanique K Mais la plupart des carrés restent inforçables. D'instant en instant, ils semblent submergés par les flots de la cavalerie, puis ils reparaissent à travers la fumée, tiérissés de baïonnettes étincelantes, tandis que les îscadrons s'éparpillent alentour comme des vagues jui se brisent sur une digue.

Les cuirassiers de Lhéritier foncent à travers un labyrinthe de feux sur les carrés de la seconde ligne, les dépassent et sont foudroyés par les batteries do réserve. Tout un régiment converse à gauche, enfile au grand galop la route de Nivelles,

1. Lettres d'officiers de l'artillerie et des brigades Alaitland, Adam et Halkett. Waterloo Letlers, 216, 24-2, 283, 280-290, 304-303, 311-316, 320, 336, 339, 342). Lettre du colonel Harris, du 73« (citée par Cotton, 112). Rapport d'Allen à Wellington, Bruxelles, 19 juin. Rapport du prince d'Orange au roi des Pays-Bas, Bruxelles, 22 juin. (Wellington, Suppl. Dispatches. X, 034, .ï53.) Siborne, 11, 81, 80, 114. Van Lôben, 291. Relation du général Delort. Dossier de Klein de Kleinenberg. (Arch. Guerre.) — Delort cite, en outre, cette attestation : « Reçu un drapeau, inglais pris ù la bataille de Waterloo par le 9" régiment de cuirassiers ; (Boissons) le 20 juin 1815. Pour M. le maréchal (Grouchy), l'aide de camp : De Lafontaine. » — D'après \' Historique du 10« cuirassiers, un drapeau anglais aurait été pris lussi par le maréchal des logis Gautier.

Les Anglais nient qu'aucun carré ait été môme bousculé. Mais le général Delort dit expressément que plusieurs carrés furent entamés, et Jomini reconnaît aussi que (rois carrés furent rompus. (Précis de ta Camp, de iSlâ, 210-211.) D'ailleurs, si des carrés n'avaient été au moins entames, comment des di'apeaux auraient-ils été pris pendant les charges ?

sabre les tirailleurs de Mitchell le long du chemin de Braine-L'Alleud, tourne Hougoumont et vient se reformer sur le plateau de la Belle-Alliance. Les dragons de la garde s'engagent contre la brigade de cavalerie légère de Grant qui, occupée tout l'aprèsmidi à observer les lanciers de Pire en avant de Monplaisir et reconnaissant enfin dans les mouvements de ceux-ci de simples démonstrations, s'est rabattue de l'aile droite sur le centre \ La batterie de Merccr, la seule .dont les canonniers soient restés à leurs pièces nonobstant Tordre de Wellington, se trouve un peu en arrière, le front abrité par un remblai du chemin, les flancs protégés par deux carrés de Brunswick. Les grenadiers à cheval, i géants montés sur d'énormes chevaux et grandis encore par les hauts bonnets à poil, s'avancent au trot, en ligne. On dirait un mur qui marche. Sous la mitraille de Mei'cer que croisent les feux de file des deux carrés brunswickois, ce mur s'écroule, couvrant le terrain de ses débris ensanglantés. A la seconde charge, c'est un nouveau carnage. Le général Jamin, major des grenadiers, tombe frappé à mort sur l'affût d'un canon. Devant la batterie s'élève un rempart de cadavres et de chevaux tués. « — Vous en avez un bon tas ! » dit en riant, à Mercer, le major Wood. Les derniers pelotons de grenadiers franchissent l'horrible obstacle, traversent les intervalles de pièces en sabrant quelques canonniers, et vont mêler leurs charges à celles des cuirassiers^.

1. Notes journalières de Foy (Coram. par le comte Foy). Lettres d'officiers des, brigades Grant et Milcliell. [Waterloo Letters, 126, 137, 142, 144, 313-314, 316.) C. de W. (Muffling), 30.

2. Mercer, Journal of the Campaiçin, I, 31 1-324. Lettres d'onicicrs des brigades

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