LA RETRAITE SUR LAON
1 monta, tout seul, à ce qu'il semble, dans une les calèches du major-général. Bassano, Bertrand, Drouot et les aides de camp le suivirent dans deux lutres voitures \
De Philippeville à Paris, la route la plus directe 48 postes et demie) était par Barbançon, Avesnes, La Capelle, Marie et Laon. L'empereur s'y engagea l'abord, mais craignant de ce côté la rencontre de coureurs prussiens ^ il rebroussa chemin et prit jne route un peu plus longue (51 postes) qui passait par Marienbourg, Rocroi, Maubert-Fontaine, La >pelle, Marie et Laon. Au soleil couchant, on s'arrêta quelques instants en vue de Rocroi. Les iiabitants ne savaient rien de la grande défaite ; ils se portèrent en foule sur les remparts avec l'espérance d'apercevoir l'empereur. Leurs acclamations le réveillèrent au fond de sa calèche ^ Il put avoir iin moment l'illusion, tant les événements avaient îié rapides, qu'il sortait d'un mauvais rêve.
Comme on appréhendait sans doute de ne point trouver de relais à Maubert-Fontaine (nombre de îhevaux avaient été mis en réquisition huit jours mparavant pour les services auxiliaires du corps ie Vandamme), on fit un crochet jusqu'à Mézières. Là, aussi, les chevaux manquaient. On en alla quérir à une lieue. Depuis dix heures et demie jusqu'à minuit^ les trois calèches restèrent attelées sur la place des Fontaines, devant la maison de poste. Le général Dumonceau, gouverneur de Mézières, le
1. Gourgaud, 131. Fleury de Chaboulon, II, 187, Relation de TrauUé, coramaniant de place à Mézières. (Arch. de Mézières.) — TrauUé vit aiTiver les trois voilures à Mézières.