Grouchy à Vandamme, Gemhloux, 17 juin. (Arch. Guerre
4. Sur cette halte à Nil-Saiul-Viuceut, aussi inutile que longue, cf. Relation
Vers une heure, Grouchy informé par l'aide de camp d'Exelmans, le commandant d'Estourmel, que l'arrière-garde prussienne était en vue, arriva à Nil-Saint-Vincent. Il donna à Vandamme et fit envoyer à Exelmans l'ordre de remettre les troupes en marche ^ Un peu avant deux heures, comme la tête de colonne des dragons approchait de La Baraque, les deux escadrons qui avaient été laissés en avant-garde furent attaqués par le dO^ hussards prussiens débouchant sur leur flanc gauche'". Ce régiment formait, avec deux bataillons et deux pièces de canon, le détachement du lieutenantcolonel Ledebur, posté en observation à Mont- Saint-Guibert
Jusque vers une heure, Ledebur n'avait pas bougé. Mal renseigné par ses patrouilles et ses vedettes, il ignorait complètement l'approche de l'armée française, comme aussi la pointe poussée le matin à La Baraque par les deux divisions d'Exelmans-, et la position prise à la ferme de La
manuscrite de Lefol, (comm. par M. Paul Marmot tan ;) lettre de Berlhezène (citée par Gérard, Dernières Observations, i5), et Bcrtiiezène, Mém., II, 391.
1. Relation manuscrite de Lcfol, précitée. Cf. Rapport de Grouchy à Napoléon, Rosiercn, 19 juin; et Relat. suce, 34.
2. liappoi't de Reyher à Biilow. ^Cilé par von Ollech, 208.) — D'après ce rapport, il est de toute impossibilité que le combat de La Baraque se soit engagé avant deux heures.
3. « ... L'ennemi ne nous a pas encore inquiétés. On voit seulement quelques patrouilles dans la direction de Chaslre. J'ai envoyé trois reconnaissances. Aucune n'est revenue. Selon l'ordre de V. E., nous resterons en position ici aussi longtemps que l'ennemi ne nous serrera pas. » Ledebur à Biilow, Mont-Saiut-Guibert, 18 juin, midi et demi. (Cité par von Ollecli, 207.)
Chastre est au suJ-est de Monl-Sainl-Guibert. Les troupes que les Prussiens y avaient vues étaient lavant-garde de la cavalerie de Vallin qui, rappelée de la droiteà la gauclie, flanquait lamarchcde la colonne de Grouchy. Quanta la brigade Vincent postée par Exelmans à la Ferme de la Plaqucrie, ils n'avaient aucune nouvelle qu'elle fût si prés d'eux. Il est vrai que, une heure plus tard, Vincent ne se montra pas plus vigilant. Il laissa passer sans rien voir, entre lui et La Baraque, tout le détachement de Ledebur. II ne rejoignit son corps qu'après en avoir reçu l'ordre de Grouchy.
Plaquerie par la brigade Vincent. Il était entouré d'ennemis ; il ne s'en doutait pas. Averti enfin de la présence des Français à Nil-Saint-Vincent et sur la route de Wavre, Ledebur vit que sa ligne de retraite directe risquait d'être coupée. Il poussa rapidement à travers champs ses hussards à La Baraque, tandis que ses deux bataillons gagnaient au pas de course, par Bruyères et Bloc-Ry, les bois de la Huzelle qui bordent la route, des deux côtés, au nord de La Baraque, et en font une sorte de défilé. Les hussards refoulèrent les deux escadrons français à l'est de la route, entretinrent quelques instants le combat, puis, à l'approche du gros des dragons, ils se replièrent par le défilé que venaient d'occuper les tirailleurs de Ledebur \ Il fallait de l'infanterie pour débusquer ceux-ci. Les dragons laissèrent le passage à la tète de colonne de Vandamme; elle attaqua sans tarder. Deux bataillons de la division Brause, qui se trouvait encore avec la division Langen (toutes deux du corps de Pirch) sur la rive droite de la Dyle ", avaient été envoyés pour soutenir Ledebur ^ La défense était opiniâtre. Grouchy, à Tinsu d'Exelmans, avait rappelé des bords de la Dyle la brigade Vincent*. Tous les dragons se trouvaient
1. Rapport de Reyher, précité. Cf. Wagner, IV, 58, .59. Damitz, II, 245-246.