La Critique de la Campagne de ISI
2. M. le lieuleuaut-coloiiel Grouard le reconnaît implicilement : Xe dit-il pas (p. 13) : « Sous le rapport de l'abondance et de la richesse des documents, il fne semble que l'on ne peut désirer rien de mieux que le livre de M. Houssaye.. Aussi n'essaierai-je pas de prcscuter uu nouveau tableau détaille des batailles
verse, je répondrai aussi à d'autres criliques qui m'on été faites soit dans des livres écrits spécialement poui réfuter certaines de mes conclusions, soit en d'autres o\ 1815 est maintes fois cité et souvent discuté '.
Pour abréger — et pour simplifier — je cite d'abord 1; phrase essentielle du passage de 1815 qui a suscité 1 discussion. Je reproduis ensuite les objections de me contradicteurs. Je donne, enfin, mes preuves ou me arguments.
Pace 102, LIGNES 8 à 10 : Si, au moins, ce fâcheux incident avai éveillé l'attention de Napoléon sur la négligence de son major-gén^ rai!
M. le général von Lettow-Vorbeck (pp. 'J25-226) prem la défense de Soult. J'en suis d'autant plus surpris qu quelques lignes plus loin, il dit que « l'absence de Ber thier fut une perte grave pour Napoléon ». C'est auss l'avis d'un ancien commandant de corps d'armée, M. U général Zurlinden, dans une étude publiée en janvier 190( parla Revue des Deux Mondes. De l'examen approfondi du
de Ligoy et de Waterloo, convaincu que j'i^cliouerais après celui qu'en a donné M. Houssayc qui a fait une œuvre vivanlc, do nature à émouvoir tous les C(Curs français ». — P. 03 : <• .\ous n'entrerons pas avec M. Iloussaje dans les détails de cette lutte (Liguy). — P. 166: Mous ne présentons (pi'un e)i[)0sé sommaire des principales phases de la bataille (de Waterloo). Pour plus de détails on ne peut mieux faire que de se rapporter au récit si vivant de 11. Houssaye ».
1. Louis Navez, Quelques Observations concernant une nouvelle Relation de la Campagne de 1815. Bruxelles, 1899, in-8".
Sir Herbert MaiNvell, Life of Wellington. Londres, 1900, 2 vol. in-8», t. II
W. O'Connor Morris, The Campaigne of tSIâ. Londres, 1900, in-8°.
Lieutenant-colonel de Bas, l'rinz Frederik der Niederlanden. Sclieedam, 1S96- 1902, in-8°, t. III.
Capitaine Couderc de Sainl-Chamans, Napoléon, ses dernières Armée*. Paris, s. d. (1902;, in-8''.
Julius von rTlugk-IIarltung, Vorgeschichte der Schlachl bci Belle Alliance. Berlin, 1903, iu-8°.
Général-major von Lellow-Vorbeck, Napoleon's Untcrgang 1815. Berlin, 1904, in-S».
Lieutenant-colonel Grouard, Stratégie napoléonienne. La Critique de la Campagne de 1815. Paris, 1904, in-S" (ouvrage précité).
W.Hydc Kelly, The Daltle of Wavreand Grouchy's lîetreat. Londres, lOOo, iu-8\
j APPENDICE DE LA 5r EDITION. 025
*ivre de Lettow et du mien, le général Zurlinden tire celte jonclusion, que l'issue fatale de la campagne est due en Içrande partie à la perfection des états-majors ennemis et i linsuflisance de l'état-major français. Cette idée-là est )ien la plus neuve, et peut-être la plus juste, qui ait été )roduile dans tous les livres publiés depuis cinq ou six ins sur la campagne de 1815.
Page 123, lignes 17 à 19 : L'empereur veut donc porter son aile 'gauche au.x Quatre-Bras et son aile droite ù Sombrelîe.
M. le lieutenant-colonel Grouard dit (p. 35) : « Aucun i( document ne prouve que Grouchy ait reçu l'ordre, « d'aller le 15 juin, à Sombrefife. »
En vérité, que faut-il donc à M. Grouard ? J'ai cité : 1° la relation de Grouchy^; 2° une note de Grouchy en réponse à une lettre de Jomini-; 3" une déclaration du capitaine Bella, aide de camp de Grouchy^; 4° une lettre de Grouchy à l'empereur, datée du bivouac près Fleurus, 16 juin, cinq heures du matin, où il est dit : v Je réunis en ce moment mes troupes pour exécuter vers Sombreffe le mouvement que Votre Majesté a prescrit*. »
« Il est manifeste pour nous, déclare le colonel Grouard, « que Grouchy a confondu avec l'ordre (de marcher sur « Sombreffe) que lui a envoyé l'empereur le 16 juin dans la « matinée. »
L'ordre de l'empereur et l'ordre analogue du major général furent envoyés à Grouchy au plus tôt entre sept et huit heures du matin ^, et la lettre de Grouchy est datée de cinq heures du matin. Le colonel Grouard suppose
1. « L'empereur m'avait ordonné [le 15 juin] non seulement de chasser l'ennemi de Fleurus, mais aussi de SombrelTe. » Relation succincte, 184:), p. 13.
2. " L'empereur m'avait donné [le 13 juin] l'ordre de pousser jusqu'à Sombreffe... » Relation succincte. Appendice VI II, p. 12, note a.
3. « Vous m'envoyâtes [le 15 juin] porter l'ordre au général Vandamme de venir nous seconder dans l'attaque de Fleurus d'où l'empereur vous avait enjoint de chasser les Prussiens ainsi que de Sombrefl'e. » Déclaration écrite de l'aide de canip Bella (Relat. succincte, Appendice IV, 32).