I, 633, note
cembre 1814 accordait à chaque enrôlé volontaire une prime de 50 francs ; l'empereur supprima cette allocation, « Ce moyen, dit-il, ne peut s'allier avec les sentiments qui portent les Français à la défense de leur indépendance \ » Pour provoquer les enrôlements, il pensa à faire lire par des officiers de la garde, avec accompagnement de tambours, des appels aux armes sur les places publiques, autour des ateliers et dans les villages. Mais Davout lui ayant représenté que « ce serait du désordre inutile », il laissa là cet expédient renouvelé des sergents recruteurs du xvni'' siècle ^
Réduite à quelques bâtiments en état de prendre la mer, sans équipages (les deux tiers des matelots avaient été envoyés en congé) et sans approvisionnements ^, la flotte ne pouvait être employée que pour des croisières dans la Méditerranée *. Avec les hommes disponibles dans les ports et les inscrits maritimes à lever, l'empereur espérait constituer 50 à GO bataillons de matelots". On en forma à grand'peine une vingtaine % et au milieu de juin, un seul