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Napoléon, Corresp., 21825, 22043. Davout, Corresp

3. C'est aiusi que Durutle. qui commandait à Metz, fui mis à la tôte d'une division du 1" corps : u Quoique je u aie pas liim d'être mécontent de Durutte, il faut le rappeler de Metz et lui donner un autre oommandenieut. » Napoléon à Davout, 27 mars. (Arcli. nat. A F. IV. 907.)

4. Davout à Mortier, 22 mars. Lapoype à Davout, Lilie, 13 mai. Lanusse à

Alpes ' ; Jourdan reçut le gouvernement de Besançon, ville forte de première ligne où Davout jugeait nécessaire qu'il y eût un maréchal de France-.

En disgrâce depuis 1807 pour avoir, a-t-on dit, fermé les yeux trop complaisamment sur les concussions de Bourrienne dans les villes hanséaliques. Brune avait demandé vainement à reprendre du service au début de la campagne de 1814 ^. Pendant la Restauration, il était aussi resté sans emploi. Après le retour de l'empereur, Brune offrit de nouveau son épée. Les qualités d'administrateur dont il avait fait preuve en Belgique, dans la Gironde, dans la Vendée, en Toscane, le désignaient pour le gouvernement d'une des provinces oii persistaient les troubles. Envoyé à Marseille comme gouverneur de la 8* division militaire, il fut chargé en même temps de l'organisation et du commandement du corps d'armée du Var \

Le maréchal Ney, arrivé à Paris avec ses troupes, le 23 mais, reçut le même jour une mission dans les départements du nord et de l'est. Le but ostensible était d'inspecter les places; le but secret, de connaître l'état des esprits, de donner des renseignements sur les officiers et les fonctionnaires, de pro-

Davout, Metz, 21 mai. (Arch. Guerre.) Napoléon, Corresp.. 218o2, 22023. Davou^ Corresp., 1657. BuUelia de i'armée, 13 juin [Monileur, 18 juin.)

1. iXapoléon, Coi-resp., 21844. Davout, Corresp.. 1318, 1518, 1G91, 1721. — L empereur avait pensé un instant à laisser Suchet à Strasbourg comme commandant de l'armée du Rhin ; mais, dès le 3Û mars, il l'avait rappelé à Pans, lui réservant le commandement éventuel de plusieurs corps. (.Napoléon, Corresp., 21723, 2IT47), puis il l'avait envoyé à Lyon, comme comm.indant supérieur des C. 7", 8', 9« et 19» divisions militaires, avec Grouchy sous ses ordres. (1815, I, 429.) f'ius tard, il luidouna l'armée des Alpes.

2. Davout à l'empereur, 1" et 3 juin. (Arch. nat. AF. IV, 1939.)

3. Brune à Clarke, Sjanv. 1814. (Dossier de Brune, Arch. Guerre.)

4. Napoléon, Corresp., 21815, 2189C, 21952. Davout à Brune, 16 avril. (Arch. Guerre.)

poser, s'il y avait lieu, des destitutions ou des remplacements ^ Ney remplit cette mission avec zèle, mais il eut le mauvais goût de manifester contre les Bourbons des sentiments d'une violence inouïe. Dans les réunions d'officiers, il proférait des J injures contre le roi et les princes. « — C'est une famille pourrie ^ », disait-il. Ces propos n'étaient point de nature à lui ramener l'opinion qui lui était généralement hostile. Même chez les bonapartistes, jusque dans l'entourage de l'empereur, on blâmait sa conduite à Lons-le-Saunier. Ce méchant jeu de mots courait à Paris : « Il fallait être né (Ney) pour ça! » Et sa revirade n'empêchait point qu'on ne le soupçonnât. « Si l'en emploie Ney en campagne, écrivait un anonyme à Fempereur, il faut lui donner un état-major dont on soit sûr. » Il ne manquait pas de gens pour rappeler à Napoléon l'inoubliable scène de Fontainebleau, et peut-être lui avaiton rapporté les paroles de Ney lors de son récent passage à Dijon : « Je me félicitais d'avoir forcé l'empereur à abdiquer, et maintenant il me faut le servir^ ! » Pour comble, le maréchal, au retour de son inspection, vers le 15 avril*, commit la prodigieuse maladresse de s'excuser à l'empereur du mot sur la cage de fer. « — Ce propos est vrai, dit-il,

1. Ney à Davout, Paris, 23 mars, et Lille, 28 mars. (Arch. Guerre.) Ney à Napoléon, 25, 26. 28, 30 mai-s, 1", 7 et 9 avril. (Arch. uat. AF. IV, 1936.) Napoléon. Corresp-, 21734.

2. Dépositions du capitaine Grison, du 37», et du capitaine Casse, du 42°. {Procès de Ney, II, 163-163. i Cf. la déposition écrite du juge de paix d'Ausonne, du 3 nov. (Dossier do Ney) qui rapporte ces paroles du maréchal ; « 11 faut que ces canailles de Bourbons et celte lâche noblesse aillent encore passer une vingtaine d'aimées eu Angleterre. »

3. Notes de Rousselin. (Collection Bégis.) Gazette d'Aaran, 13 mai. Déposition de M""» Maury. {Procès de Ney, II, 177-178.) Napoléon, l'Ile d'Elbe et les Cent Jours, {Corresp, ,XX\l, 104.) Lettre à l'empereur, s. d. [juin]. (Arch.nat. AF. IV, 1934).

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