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Rapport de Hulot à Gérard, précité

2. Rapport de Hulot. Cf. Mauduit, tes Derniers jours de la Grande Armée, II, 13, et la Relation de \' Ambigu, de Londres, LU, 423 : « La trahison de Bourmont nspira aux soldats la crainte d'autres trahisons et les prédisposa à se rebuter acilenient des échecs et des souffrances. »

3. Rapport de Hulot et note de Hulot (comm. par le baron Hulot). Cf. Clouet,. 'Juelquvs mots sur la conduite du comte de Bourmont, 11-22. — Dans la soirée lu 14, Bourmont avait soupe avec le général Hulut, sans lui laisser rien soupçonner le sa détermination, dit Hulot ; en la lui anuonçaut, dit Clouet. Je crois le récit de Hulot plus exact.

« ... Je ne veux pas contribuer à établir en France un despotisme sanglant qui perdrait mon pays... J'aurais donné ma démission et serais allé chez moi si j'avais pu croire qu'on m'en laissât le maître. Cela ne m'a pas paru vraisemblable, et j'ai dû assurer ma liberté par d'autres voies... On ne me verra pas dans les rangs étrangers. Ils n'auront de moi aucun renseignement capable de nuire à l'armée française, composée d'hommes que j'aime et auxquels je ne cesserai de porter un vif attachement \ »

Deux heures après avoir écrit cette protestation qu'il n'était qu'un déserteur et non un traître, Bourmont révélait au colonel de Schutter, commandant les avant-postes prussiens de la Sambre, que les Français attaqueraient Gharleroi dans l'après-midi". Un peu plus tard, il dit au colonel de Reiche, aide de camp de Zieten, que l'armée française s'élevait à 120 000 hommes ^ Enfin, quand vers trois heures il

1. Bourmont à Gérard, Florenne, 11 juin, au matin. (Arch. Guerre. Dossier de Bourmont.) ^ La lettre de Bourmont, comme le dit Hulol, était accompagnée d'une autre lettre de Clouet à Gérard qui se trouve également au dossier de Bourluonl.

C'est en vain que dans sa lettre Bourmont s'efforce d'excuser sa conduite. 11 est trop prouvé (voir 1815, II, 44) que, loin dele contraindre à prendre un commandement, l'empereur n'avait consenti à l'employer que sur les instances réitérées de Ncy et de Gérard. Vraisemblablement, si ces deux officiers généraux* avaient tant insisté, c'était à la demande de Bourmont lui-même. (Napoléon rappelait à Sainte- Hélène que Bourmout « avait fait antichambre cbez Bertrand pour se faire employer ». Gourgaud, Journal, I, 5Û0). La lettre à Gérard ne prouve qu'une chose : la préméditation de Bourmont, préméditation confirmée d'ailleurs par le détail, cité plus loin, d'une cocarde blanche à son chapeau dès son entrée sur le territoire ennemi. 11 n'avait pas, apparemment, trouvé cette cocarde sur la grande route. Cf. sur la conduite peu louable de Bourmont, Les Cent Jours en Belgique, par Rillet de Constant, émigré, gendarme de la Maison du roi. (Bibliothèque universelle de Genève, juillet-août 1857.)

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