Cf. 1815. Il
3. Wellington au prince d'Orange, Bruxelles, 3 mai (au matin et 9 heures du soir; ; à Ilardinge, Bruxelles, 5 mai {Dispatches, XII, 345 et 349.) Mûffling, Aus meinein Leben, 183.
4. Cf. Miifûing, Aus meinem Leben, 200-201. Siborne, History of the war in
le la conférence de Tirlemont, Blûcher, toujours yj^lé pour la cause commune, avait prescrit à ses l loupes, afin de les rapprocher de l'armée anglaise, un mouvement général sur leur droite. Le P"" corps se concentra à Fleurus, le IP à Namur ; le IIP corps marcha de Trêves sur Arlon, puis sur Dînant et Huy ; le IV® vint de Coblentz à Malmédy et, un peu plus tard, à Liège. Bliicher porta son quartier-général de Liège à Namur i. Zieten, commandant le I" corps d'armée, le plus proche des cantonnements anglais, reçut Tordre de se tenir en étroit contact avec l'armée de Wellington. « En cas d'attaque, lui fit écrire Blûcher dès le 5 mai, vous attendrez à Fleurus le développemont des manœuvres de l'ennemi, et vous donnerez au duc de Wellington ainsi qu'à moi des nouvelles au plus vite". »
fSfS, I, 39. Daniitz, Bist. de la camp, de 1815 (traduc. fr.), 1, 32. Van Lôben, Précis delà campagnp de 1815, trad. du hollandais, 90. Chesney, Conférences sur Waterloo, trad. de l'anglais, 119. Von Ollech, deschichte des Feldzwjes von 1815 43. Ropes, The cumpaign of Waterloo. 71, 91, 92.
Sauf le livre de Miiffling, qui n'est pas, d'ailleurs, très clair sur ce po.nt, aucun document contemporain ne précise les décisions prises à Tirlemont. Il est fort vraisemblable fjue, selon la judicieuse remarque de Ropes, Miiflling donne comme ayant été arrêté entre Bliicher et Wellington un plan de concentration conçu par lui-même après les événements et qu'imposaient d'ailleurs, en cas d'une attaque du côté de Charleroi, les positions des armées et la configuration du terrain. Mais Ropes va trop loin en disant qu'il ne fut question à Tirlemont que de plans d'offensive. Les lettres de Wellington du 30avril au prince d'Orange, à lord Uxbridge et à lord Hill (Dispatches, XII, 337) témoignent que le duc pensait alors à se prémunir contre une attaque et que, comme ledit Miiffling (Aus meinem Leben. 190), il désirait qu'au cas échéant l'armée prussienne vînt prolonger sa gauche. De là, le but de l'entrevue de Tirlemont. Les ordres de Bliicher du 5 mai, en vertu desquels les Prussiens commencèrent à se rassembler sur leur droite, inditiuent que, le 3 mai, des mesures défensives avaient été concertées entre les deux généraux. « J'ai été très satisfait de mon entrevue avec Bliicher », écrivait, le 4 maiau soir, Wellington au prince d'Orange. {Dispatches, XII, 343.)
1. Ordre de Bliicher, Liège, 3 mai (cités par von Ollech, 43-46). Ilardinge à Wellington, 5 mai. {Supplementary Dispatches, X; 239.) — Bliicher vint à Namur du 10 au 13 mai.
2. Bliicher à Zieten, Liège, 5 mai (cité par von Ollech, Geschichte des Feldzuycs von 1815, 45).
Donc, si Wellington, qui sur la promesse de Blûcher, à Tirlemont, de couvrir le flanc gauche de l'armée anglaise, avait échelonné ses forces de façon à protéger surtout les routes d'Ath, de Mons et de Nivelles % Blûcher, du moins, était préparé à subir une attaque du côté de Charleroi. Le 14 juin avant midi, le feld-maréchal, renseigné par les rapports de Pirch 11 et de Dôrnberg, commença à prendre des dispositions pour une concentration de toute son armée à Fleurus -.
Les avant-postes de Pirch II, qui couvraient le front du corps de Zieten, s'attendaient, dans la nuit du 14 juin, à être attaqués au point du jour. Ils reçurent les tirailleurs français à coups de fusil, puis, en danger d'être débordés, ils se retirèrent pied à pied, de position en position, jusqu'à la Sambre. Dans ces divers engagements, à Thuin, à Ham, au bois de Montigny, à la ferme de la Tombe, les Prussiens perdirent environ 500 hommes, tués, blessés ou prisonniers ^ Toujours poussant l'ennemi, les têtes de colonnes françaises arrivèrent entre neuf et dix heures au bord de la Sambre : la division Bachelu, du corps de Reille, devant Marchienne; la cavalerie de Pajol, devant Charleroi. Les ponts, barricadés, étaient défendus par de l'infanterie et du canon. L'attaque de Marchienne, trop longuement préparée, prit deux heures. Ce fut seulement un peu avant midi que le 2" léger enleva le
1. Wellington au prince d'Orange, Bruxelles, 9 et 12 mai. {Dispalches, XII. 365, 367.) Prince d'Orange à Wellington. Braine-le-Corate, 10 et i"! mai. {Sitppl. Dispute lies, X, 271, 281.)
2. Ordres de Blucher et de Gneisenau, Namur, 14 juin . Bliicher à Miiffling Naraur, 15 juin, 0 heures du matin (cités par von OUecli, 90-91, 96).
3. Reille à Soult, Gosselies, 15 juin, 9 heures du soir. Notes de Pajol, 15 juin. {Arch. Guerre.) Darailz, I, 62-63. Wagner, IV, 11-12.