Daniilz, I, 108, Cf. IIG et 120. Wagner, IV
3. Je parle da l'ordre de Soult, de deux heures (Voir 1815, II, 163) et non de , l'ordre confirmatif, de trois heures et quart. — En raison de la distance à franchir par l'ofûcior porteur de cette dépêche de deux heures, le niarcchul i\cy dut la recevoir vers quatre heures.
l'armée prussienne. Alors, il lancera ses réserves, sncore intactes, contre le centre ennemi, l'enfoncera, lui coupera la retraite vers Sombrefife, et le poussera l'épée dans les reins sous le fer et le feu de Vandamme et de Ney. Des soixante mille Prussiens de Zieten et de Pirch, pas un n'échappera*.
La garde à pied et à cheval et les cuirassiers de Milhaud commencent à se former pour l'attaque quand arrive un aide de camp de Vandamme, porteur d'une grave nouvelle. On signale à une lieue sur la gauche une colonne ennemie de vingt à trente mille hommes, paraissant se diriger vers Fleurus dans l'intention de tourner l'armée. Vandamme ajoute que les troupes de Girard, ayant reconnu ce corps comme ennemi, ont abandonné La Haye, et que lui-même va être contraint d'évacuer Saint-Amand et de battre en retraite si la réserve n'arrive pas pour arrêter cette colonne -.
Napoléon est troublé. Il a d'abord l'idée, comme Vandamme l'a eue aussi un instant, que la colonne est la division française qui, d'après ses ordres de huit heures du matin, a dû être portée par Ney à Marbais. Mais une division n'a pas vingt ou trente mille hommes, et des troupes qui se montrent au sud de Villers-Perwin ne peuvent déboucher de Marbais ^ Est-ce donc Ney qui survient avec toutes
1. Napoléon, Mém., 96. Gourgaud, 59. Cf. Soult à Ney, Fleurus, 17 juin. (Registre du major-général.)
2. Napoléon, il/e'w., 96. Gourgaud, 59. — Il y a sur cet incident et la cause qui le provoqua deux témoignages concordants. Lefol {Souvenirs, 63) dit : « ... Il y eut une espèce de panique occasionnée par la fausse nouvelle qu'une colonue ennemie venait de surprendre notre gauche. » Et l'auteur des Souvenirs d'un ex-officier^ [du 45'^, corps d'Erlon], dit 266 : « Nous arrivâmes en vue de Saint-Amand vers les cinq ou six heures. » Pantin des Odoards {Journal, i'iO) mentionne aussi, vers la même heure, un mouvement de recul parmi les troupes de Vandamme.