Fouché à Marschall, 21 mars. (Arch. Aff. étr
5. Traité de Paris, art. additionel, I Protocoles des conférences des 20 et
nément et la rendit exécutoire le jour même1 . Le 20 mars, de grand matin, les ministres étrangers avaient été officiellement informés du départ du roi par une lettre de Jaucourt*. Jugeant inutile d'en référer à leur gouvernement, ils se décidèrent aussitôt à quitter Paris. Mais il fallait des ohevaux de poste, et Lavallette avait prescrit de n'en fournir à personne sans un ordre exprès ; il fallait des passeports, et Jaucourt n'était plus là pour en donner. Les ministres des grandes puissances écrivirent à Rovigo qui transmit leurs lettres à Fouché, lequel pria les chefs de mission de s'adresser au duc de Vicence3. Ces démarches prirent du temps. Caulaincourt en profita pour demander une entrevue au baron de Vincent, ambassadeur d'Autriche, et à M. de Boudiakine, chargé d'affaires de Russie. Il voulait les assurer l'un et l'autre des intentions pacifiques de l'empereur, prier Vincent de se charger d'une lettre pour Marie-Louise et communiquer à Boudiakine le traité secret du 3 janvier dont Jaucourt avait laissé, étourdiment et imprudemment, un des originaux au ministère des Affaires étrangères*
?8 janv. 1815. (D'Angebert, 173, 661-663, 685-686.) Corretp. de Talleyrand et de Louis XVI II, 288-289.