‹ 1815: La première restauration - Le retour de l'Ile d'Elbe - Les cent joursChapitre 198 sur 272 · Meneval, Mém., II · texte numérisé non relu

Meneval, Mém., II

2. Âllgemeine Zeitung, 27 mars. Rapport de Vienne s. d. (postérieur au 8 avril). Note d'un officier revenant de Sibérie, 27 mars. Rapports des commandants de Longwy, du Quesnoy, de Maubeuge, 2 et 7 avril et 23 mai. Rapport de Saint-Amant, 15 avril. Note de Chambéry, 24 mars. Dessaix à Davout, Lyon, 24 mars. (Arch. Guerre.) Rapport de Dresde, 25 mars. Note de deux attachés portugais, Strasbourg, 4 avrii. Rapport du baron de Salila, Paris, 18 mai. (Arch. nat. AF. IV, 1936, et AF. IV, 1938.)

3. Caraman à Taîleyrand, Berlin, 21 mars et 20 avril. (Arch. Aff. étr., Prusse, 253.) Ameil à Grundler, Mézières, 20 avril. (Arch. Guerre.) Rapport d'un voyageur, Paris, 18 avril. Lettre de Rethmann, Huningue, 13 avril. (Arch. nat. F. 7, 3774, et AF. IV, 1937.) — « L'étranger, écrit Rethmann, est pénétré du petit au grand de l'idée que l'existence de Napoléon sur le trône de France est incompatible avec la tranquillité de l'Europe. Il faudra des années pour déraciner cette idée. Le souvenir de la domination humiliante qu'a subie l'Allemagne pendant dix ans y a développé un esprit national devant lequel toutes les petites jalousies fédératives disparaissent... La guerre est inévitable. »

claration du Congrès, le manifeste mystique du roi de Prusse, les proclamations gallophages de .lustus Griiner1, en les accompagnant d'effroyables menaces et de lourdes invectives contre la France. Du Rhin à TOder, tout le pays retentissait des aboiements de la presse tudesque : « Les Français s'imaginent ne pas avoir été vaincus, il faut leur donner la conviction qu'ils le sont. Ce n'est qu'en leur ôtant pour un siècle l'envie de faire fortune par la guerre qu'on empêchera ce peuple turbulent d'inquiéter ses voisins. » — « Nous avons eu tort de ménager les Français. Nous aurions dû les exterminer tous. Oui, il faut exterminer cette bande de 500,000 brigands. Il faut faire plus : il faut mettre hors la loi le peuple français. » — « Cette fois, il faut partager la France... Le monde ne peut rester en paix tant qu'il existera un peuple français. Changeons-le en peuples de Neustrie, de Bourgogne, d'Aquitaine. » — « Point de traités avec les Français. La proscription prononcée par le congrès contre le chef devra s'étendre à toute la nation. Il faut les exterminer, les tuer comme des chiens enragés*. »

Avec plus d'habileté, les journaux anglais séparaient la cause de la France de celle de Buonaparte

1. Quatre ou cinq proclamations, plus violentes les unes que les autres, furent attribuées par les journaux allemands àJustusGrûner, gouverneur du pays de Berg. Vraisemblablement sur une invitation de Vienne, où l'on craignait que ces proclamations, reproduites dans le Moniteur de Paris, ne soulevassent la France, Grùner déclara apocryphe celle datée de Dusseldorf, 13 avril, où il était dit: «Braves Allemands, prenons les armes pour diviser cette terre impie et pour nous indemniser par le partage de ses provinces de tous nos sacrifices... Nos princes acquerront des vassaux que nos baïonnettes maintiendront dans une terreur nécessaire. » Grùner n'a pas nie d'ailleurs son autre proclamation commençant ainsi: « Babylone, que l'on avait eu la grandeur d'âme d'épargner, a reçu Buonaparte avec une joie criminelle.- Babylone tombera et sous ses ruines fumantes.... » (Journal de Francfort, 31 mars.)

2. Allgemeine Zeitung, 19 et 25 mai. Correspondant de Nuremberg, 1er avril. Gazette d'Ausgbourg, 25 mars, 12 avril. Mer cure du Rhin, 15, 1'.), 27, 28 mars, 3 et 5 avril, Journal de Francfort, 3 mai.

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