‹ 1815: La première restauration - Le retour de l'Ile d'Elbe - Les cent joursChapitre 236 sur 272 · Duc de Broglie, Souvenirs, I · texte numérisé non relu

Duc de Broglie, Souvenirs, I

2. Fleury de Chaboulon, Mém., II, 69-70. Benjamin Constant, Mém., II, 70-7?.. Villemain, Souv., II, 175. 180-184. Miot de Mélito, Mém., III, 420-421. Sismondi, Examen de la Constitution, 11. Mémoire à l'empereur sur les projets et les vœux du peuple français, par A. N. de Salvandy, ex-garde d'honneur, ex-mousquetaire noir- Observations critiques sur le Champ d„ mai, par le mOme. Opinion d'un Français sur l'Acte additionnel. Opinion sur les mesures à prendre, par H. Saint-Simon et Augustin Thierry. Opinion d'un homme libre sur la constitution proposé'',, par J . P G. Vienne! La Constitution réformée, par un ami de son pays. Géraud, Journal intime. 202. Observations sur l'Acte additionnel, par Millier de Saint-Adolphe, etc.. etc. Voir aussi le Censeur, n° VI, le Journal Général, 26 et 29 avril, le Censeur des Censeurs, n° 1, et les réfutations publiées dans le Journal de V Empire, 27 avril, 1er et 6 mai.

à l'hérédité du trône, à la régence, aux biens de la couronne, aux titres de la noblesse impériale, à la naturalisation, aux collèges électoraux, aux droits des légionnaires et au rétablissement du calendrier grégorien *. La constitution de 1815 était donc entièrement nouvelle. Mais l'esprit de parti ne voulut pas en convenir. La bourgeoisie libérale accusait l'empereur de n'être point sincère; c'était elle qui faisait preuve de mauvaise foi, entraînée par ses regrets raisonnes ou inconscients du gouvernement de Louis XVIII où elle avait trouvé une liberté suffisante et la paix assurée.

Si la nouvelle constitution — « la Benjamine », comme l'appelait Montlosier * — n'avait point l'approbation des libéraux, encore moins trouva-t-elle grâce devant les royalistes. Au lieu de l'attaquer au nom de leurs principes, quelques-uns jouèrent le jeu de se poser en tribuns populaires. Ces mêmes hommes qui avaient anathématisé la Charte comme concédant trop de liberté déclarèrent que l'ensemble de l'Acte additionnel était illibéral et qu'un despote ne pouvait donner que des lois despotiques. « Les partisans du droit divin, dit Benjamin Constant, empruntèrent le langage de la Révolution. » L'article 67 de l'Acte additionnel, portant que le peuple français déniait à jamais le droit aux chambres ou aux citoyens

1. Sismondi, sincèrement rallié à l'empereur, démontra tout cela dans le Moniteur des 29 avril, 2, 6 et 8 mai, et dans la brochure : Examen de la Constitution. Mais il ne convainquit personne. Il suffisait que la défense de l'Acte additionnel parût dans le Moniteur pour qu'elle fût suspecte à l'opinion.

Villemain (Souv., II, 179-180) et Lafayette (Menu, V, 419-420) reconnurent, une fois l'empire tombé, les grands mérites de l'Acte additionnel.

Mme de Staël agit différemment. Elle approuva, à sa publication, l'Acte additionnel (Lettre à Crawfurd. Dispatchs of Castlereagh, II, à36. Notes de Lucien, Arch, Aff. étr., 1815. Mém. du roi Joseph, X, 228. Grouchy à Davout, Chambéry, 4 mai, Arch. guerre) et le condamna plus tard dan» les Considérations sur la Révolution (III, 142-143).

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