Moniteur, 7 juin
2. Barante, Souvenirs, IT, 151. —Barante admettait d'ailleurs comme très possible le succès de Napoléon. Il écrivait le 31 mai : « On parle beaucoup du duc d'Orléans et parfois de la Régence, mais le succès sera pour l'empereur ou pour le roi, » et le 17 juin : t Vienne le succès, et Fouché rentrera dans la poudre. »
3. Napoléon à Fouché, 29 mai (Arch. nat. AF. IV, 907). Lettre non citée dans la Correspondance.
4. Etat des colonnes mobiles à la date du 5 juin. (Arch. Guerre.)
de brumaire an V, punissant ie mort les tentatives d'embauchage et les provocations à la désertion, sont remises m vigueur1. Des commissions de haute police, composées d'un général de division, du préfet et du procureur général, sont établies à Toulon, à Montpellier, à Toulouse, à Bordeaux, à Rennes, à Rouen et à Lille. A Lille, où l'énergique Allix préside la commission, une centaine d'agitateurs, d'espions et d'embaucheurs sont arrêtés du 2 au 14 juin2. Par décision du 24 mai, un grand nombre de préfets et de sous-préfets sont destitués ou déplacés3. Le parquet poursuit l'auteur et l'imprimeur de la brochure le Cri d'alarme. La police arrête la dame de Launay, ex-lingère de la maison du roi, qui colporte le Journal du Lys*. Le général Lemarrois proclame l'état de siège au Havre5. Le général Gilly réprime les séditions du Gard, de la Lozère, de l'Aveyron et de l'Hérault6. A Bordeaux, Clausel, qui s'est montré d'abord irrésolu et temporisateur, publie un ordre du jour menaçant contre les séditieux7. Dès son arrivée à Toulouse, le général Decaen révoque les fonctionnaires suspects, organise les fédérés, multiplie les colonnes mobiles, ordonne des arrestations, terrorise les royalistes8. Cédant enfin aux conseils et aux objurgations de Davout, le ma-