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CHAPITRE III LE CONGRÈS DE VIENNE

I. Les suspicions contre la France. — La première période du congrès. — Les conflits d'intérêts.

II. Le « Congrès dansant ». Le Traité secret du 3 janvier 1815.

III. Marie-Louise et Parme. — Murât et Naples. — Projets de déporter Napoléon dans une île de l'Océan.

Par le traité de paix du 30 mai 1814, la France avait renoncé à ses droits de souveraineté ou de protection sur trente-deux millions d'individus1. Restait aux puissances alliées à se partager comme un bétail humain cette multitude de peuples. Ce fut l'œuvre du'congrès de Vienne.

La France fut admise au congrès, mais d'abord pour la forme seulement. L'article 1er secret du traité de Paris : « Les dispositions à faire des territoires cédés seront réglées sur les bases arrêtées par les puissances alliées entre elles, » était pour les représentants du roi de France une obligation et un engagement de ratifier d'avance toutes les décisions des autres plé-

i. Exactement 31,751,639 ainsi répartis: Départements belges, hollandais, suisses, allemands et italiens: 13,690,880. Duché de Lucques et Piombino : 179,000. Royaume d'Italie : 6,703,200. Provinces Illyriennes et Sept-Iles : 1,943,418. Francfort, Berg, Erfurt, Neuchâtel, Pomeranie suédoise, etc. : 1,290,805. Westphalie : 1,928,799. Duché de Varsovie: 3,929,626. Saxe : 2,085,911. (Procès-verbaux des séances de la commission de statistique des 24, 25 et 28 déc. 1814 et 19 janv. H45.)

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