RÉSUMÉ
« Nous ne voulons pas pallier les fautes qui ont été commises, ni excuser les imprévoyances dont on a encouru la responsabilité.
« Si, dans nos malheurs, une grave responsabilité incombe aux hommes, la plus grande part en revient aux choses. Avec une meilleure organisation militaire, la patrie était sauvée.
« Qu'y a-l-il donc à faire dans l'avenir ?
« Emprunter au système prussien tout ce qui peut s'adapter avantageusement à nos mœurs et à nos habitudes; adopter tout ce qui a été consacré par l'expérience. Ainsi, par exemple :
« 1" Division du territoire de la France en quatorze provinces, formant autant de corps d'armée, constamment recrutés dans la même circonscription territoriale ;
« 2" Service obligatoire pour tous, en adoptant les dispositions de la loi prussienne favorables aux intérêts privés ;
« 3° Service aciif dans l'armée de 20 à 24 ans; maintien dans la réserve de 24- à 28 ; maintien dajis h milice de 28 à 32;
« 4" Admission dans l'armée d'engagés volontaires pour un an ;
« 5" Admission des engagés volontaires pour un an comme officiers dans la milice, après avoir satisfait aux examens exigés ;
« 6" Organisation du corps d'état-major d'après les principes adoptés en Prusse ;
« 7° Ecole supérieure d'art de la guerre semblable à l'Académie de Berlin.
« Mais ce qu'il faut surtout emprunter à l'armée allemande, c'est sa discipline sévère, son infatigable activité, son amour du devoir, son respect pour l'autorité.
« Ces qualités, nos pères les possédaient et nous en avions hérité ; si elles ont momentanément disparu dans le tourbillon des révolulions, le malbeui- tiui retrempe les âmes les fera revivre. « Wilhelmshôhe, janvier 1871. »
iNote in-4", impression de luxe. Bruxelles, imprimé chez Leiong, rue du Commerce. 25.)