Septembre. — Ordre
« Le maréchal commandant en chef a décidé que la ration de viande
serait réduite à 300 grammes à partir de demain 6 du courant, etc
La ration d'avoine réduite pour chaque arme au taux fixé par la décision du 3 septembre courant, est exclusive de toute compensation.... La ration de foin supprimée n'admet aucun remplacement quelconque Signé : Henry. »
107. — 5 Seplenibre. — Le Ueutenant-colonel de Monlluisant se plaint que, le -i septembre, les batteries n'ont pas touché la viande pour le 5, ce qui les prive de la soupe, etc
Le sous-intendant répond : « Je suis désolé de l'incident que vous me signalez; malheureusement on ne fait pas de bonne soupe avec des regrets ! . . . .le me mets en quatre pour le service, mais je suis seul pour le corps d'armée, et mes forces ne peuvent suffire à tout comme je le voudrais. Que vos fourriers viennent toujours me tenir au courant de leurs difficultés en temps utile, et je ferai tout mon possible pour les lever.
« Vous savez qu'il est interdit à Metz de délivrer du foin ou de la paille. En principe, les chevaux n'ont droit qu'à l'avoine. En dehors
de cette limite restreinte, il peut leur être donné du foin ou de la paille, quand on peut trouver à en acheter. Si donc vos olTiciers vous signalaient quelques quantités, qu'ils ne laissent jamais passer l'occasion.
« Ainsi on peut trouver de la paille aux environs de 50 à 25 fr. les 100 kilogr., et du foin aux environs de 30 à 35 fr. les 100 kilogr. , prix qu'il ne faudrait pas hésiter à accepter et au besoin à imposer en prenant de force s'il le fallait Signé : Courtois. »
108. — 5 Septembre. — Tableau indiquant les pertes pour les corps d'artillerie détachés aux 2»^, 3s 4^ et 6^ corps d'armée, pour tous les combats du mois d'août (14, 16 et 18).
Tués