‹ 1870Chapitre 5 sur 155 · SOIGNÉS · texte numérisé non relu

SOIGNÉS

ù rinfirmerie

à l'hôpilal

DianlK'Cs, d\ssenteries

I', m barras trastriques

(Courbatures, tiùvrcs lôjjères

nronchites

Aiiivj,'iia.lit(is ...

Kio\ res muqueuses

Rhumatismes articulaires

' Blessures lé^'éros

! Abcès à 1 auus

1 Véiiérieus

Total X

8 heures du soir. — Nous pouvons encore partir, le général de Bcrcklieim a reçu l'ordre d'armer immédialement tous les hommes démontés avec des fusils modèle I8()(); ro[)ération a été effectuée dans la journée. (V. Pièce justificative n° 230.)

Le général a |)u acheter, il y a quinze jours, rpielques sacs d'avoine; il vient d'en envoyer la moitié aux olliciers de la réserve pour soutenir leurs chevaux, dont ils vont avoir besoin ; mais il nous est interdit, jusqu'à nouvel ordre, de vendre nos montures.

Le feu de l'ennemi n'a pas cessé sur la batterie de Ladonchamp ; il est presque inoffensif. Depuis le 8, un seul [)rojectile a éclaté dans l'ouvrage; il a tué l'adjudant Carroy, de la 12^ batterie du 8*" d'artillerie, deux hommes et blessé cinq artilleurs.

11 Octobre. — Le tir a continué sur la batterie de Ladoncham|), on y répond coup pour coup.

Nos hommes apprennent le maniement du fusil 1866. Des instructeurs de la 1'* division d'infanterie leur donnent deux séances par jour. Ils sauront bientôt le maniement de l'arme et les feux.

Nos chevaux passent toutes les journées aux pâturages. Les hommes disponibles continuent à enlever partout les petites mottes de gazon, ils laissent la terre et mettent dans un sac les petites touffes d'herbe qui soutiennent nos chevaux. Les animaux trop affaiblis ne reviennent pas au camp et sont conduits directement aux fosses.

Avec le mauvais temps, les maladies augmentent. Les hôpitaux de Metz n'ont plus de médicaments ; on prend dans nos infirmeries et dans les ambulances les médicaments conservés.

A partir du 1 â octobre, le pain sera fait avec du seigle et de la farine blutée au taux le plus bas. Le maréchal a décidé que les hommes recevraient la ration journalière de vin, en nature; que les officiers subalternes toucheraient 1 fr. par jour d'indemnité. (V. Pièce justificative n°2l32.")

Malgré toutes les précautions, le service des subsistances laisse beaucoup à désirer. Depuis trente-six heures, la 8^ batterie du 13^ n'a rien pu obtenir. J'ai réclamé et fait prendre patience en distribuant la viande d'un cheval agonisant de froid et de misère.

8 heures du soir. — Des bruits de victoire ont traversé Metz; ce sont encore des illusions. Les gardes nationaux onl pris les armes et se sont réunis sur la place Fabert ; ils onl enlevé l'aigle du drapeau de l'Hôtel-de-Ville et proclamé la République. L'élément militaire est resté étranger à la manifestation ; la foule s'est portée au Ban-St-Martin, chez te maréchal Bazaine, pour lui demander des nouvelles et acclamer la République.

12 Octobre, 8 heures du matin. — Le maréchal Bazaine

vient de faire insérer dans les journaux du 12 octobre un communiqué où il déclare qu'il n'a reçu aucune nouvelle de Paris et qu'il ne cache rien. Il adjure les habitants de Metz d'avoir confiance dans sa loyauté, et il termine par le cri de : Vive la France !

2 heures. — Le général vient de réunir tous les commandants d'artillerie du 6^ corps ; il faut de nouveau tout organiser pour un départ immédiat; réduire nos batteries, rendre à l'arsenal les voitures devenues inutiles, s'aligner à trois jours de vivres ; et, par tous les moyens possibles, soutenir le moral des hommes et de tous.

Par ordre du maréchal, la réserve livrera, le 13 octobre au matin, 100 chevaux au service des vivres-viandes de l'armée. Au moment du départ, le général se joindra à la réserve et aux hommes armés du fusil modèle 1866 ; nous conserverons nos deux batteries de mitrailleuses et quelques voitures de munitions.

Les maréchaux sont encore en conseil ; il faut attendre leur décision suprême.

8 heures du soir. — Les bruits de négociations recommencent. On dit que le maréchal est d'accord avec le prince Frédéric-Charles, que le général Boyer est parti pour Versailles, que l'armée sortira avec armes et bagages; ce qu'il y a de certain, c'est que je viens de recevoir, à 8 heures, l'ordre de ne plus faire tirer, sous aucun prétexte, sur l'ennemi, à partir de l'aube du 13 octobre 1870. Le général se réserve seul le droit de commander la reprise du feu.

Tous les officiers doivent se conformer à cette invitation avec la plus extrême rigueur.

13 Octobre, 7 heures du matin. — J'avais hier 492 chevaux; je viens d'en envoyer 101 aux vivres-viandes, il ne m'en reste plus que 385; voici mes situations :

Situation au 42 octobre.

Situation au y 5 octobre.

8" batterie

du 13=.

d'offic.

de selle

de trait

TOTAL

d'offic.

de selle

de trait

TOTAL

OBSERVATIONS

Différence 107.

9' id.

id...

sur lesquels 6

10' id.

id...

sont morts dans

9^ iii.

du 4'.

la nuit.

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