‹ 1870Chapitre 70 sur 155 · Septembre. — Ordre · texte numérisé non relu

Septembre. — Ordre

« Le maréchal commandant en chef, consulté sur la question de savoir de quelle manière devaient être traités, au point de vue de la haute-paie et des chevrons, certaines catégories de militaires qui se trouvent à l'armée dans des conditions exceptionnelles, a décidé ce qui suit :

« 1" Les militaires autorisés, après libération, à s'engager pour la durée de la guerre, auront droit à l'allocation de la haute-paie, et au port du chevron d'ancienneté.

« 2° Les hommes qui, en raison des circonstances, sont retenus sous les drapeaux au-delà du terme de leur temps de service, toucheront, sur les fonds de la solde, une allocation égale à celle de la haute- paie d'ancienneté, mais ils ne seront pas autorisés à porter les chevrons.

« Le maréchal commandant en chef a été informé que des officiers touchent un nombre de rations de fourrage supérieur à celui auquel ils ont droit, soit même à celui des chevaux qu'ils possèdent réellement. Prière de donner les ordres les plus sévères pour qu'il n'y ait de fourrage perçu que pour les chevaux présents à l'etïectif, et en se renfermant strictement dans les tarifs réglementaires.

« 3" Les chevaux morveux, ou seulement suspectés de morve, sont absolument impropres à l'alimentation de l'homme. Sous aucun prétexte, ces chevaux ne seront livrés à l'administration pour le service des vivres-viandes.

« Les corps doivent, dans les circonstances prescrites, abattre immédiatement tout cheval suspect, et, à plus forte raison, ceux qui sont atteints de morve ou de farcin, à quelque degré que ce soit. A cette occasion, le maréchal commandant en chef ne croit pas inutile de rappeler les recommandations relatives à l'enfouissement des chevaux morts ; il est de la plus haute importance, pour l'intérêt sanitaire de l'armée, que cet enfouissement se fasse avec le plus grand soin, et de manière à ne donner lieu à aucune émanation.

« 4° Les résultats des revues d'effectif passées dernièrement, n'ont pas été constatés partout d'une manière uniforme et régulière, et n'ont pas permis d'en déduire la situation d'ensemble de l'armée, au point de vue des présents et des absents.

« Le maréchal commandant en chef a, en conséquence, décidé qu'une nouvelle revue d'effectif serait passée par les sous-intendants de chaque division, à la date des 28 et 29 septembre courant ; les résultats en seront centralisés par l'intendant de chaque corps d'armée, qui les transmettra à Son Excellence, par l'inlermédiaire de l'intendant-général de l'armée, de manière à ce qu'ils lui parviennent tous le 30.

« Quant aux petits dépôts installés h Metz, les revues d'effectif en seront passées par le sous-intendant militaire de la place, chargé de leur surveillance administrative. Signé : Henry. »

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