‹ 1870, la guerre en Lorraine (volume 2)Chapitre 104 sur 165 · FIN DE L'ACTION AU CENTRE · texte numérisé non relu

FIN DE L'ACTION AU CENTRE

Sur le point d'être enveloppé, le 15e bataillon de chasseurs abandonne le petit bois. Les troupes voisines, à gauche et à droite, 19' et 4L de ligne, reculent également de 400 mètres environ, se conformant, semblc-t-il, aux instructions qu'a reçues le général Metman : disputer le terrain d'une façon énergique, tout en rétrogradant lentement (1). Vers 7 heures, les Prussiens garnissent le petit bois de sapins et l'allée de peupliers. C'est ainsi que se termine le combat au centre de la ligne : toutes les tentative exécutées ensuite de part et d'autre pour gagner i\\i terrain, sont repoussées par le feu (2 .

La droite du 3e corps commence également, vers 7 heures, un mouvement de recul, bien qu'elle n'ait en face d'elle que des forces inférieures en nombre. Huit compagnies du 7 de ligne évacuent leurs tranchées au sud-est du bois de Golombey et cherchent des abris à la lisière. Le 29", découvert sur ses deux lianes, reflue de même, avec le 71, bataillon de chasseurs, dans le bois on se trouve ainsi groupée la majeure partie de la lw brigade, de la 3" division. À. ce moment survient un ordre de Melnian prescrivant au général de Potier de se porter sur la gauche pour soutenir la brigade Arnaudeaii. Le I" bataillon du 29% seul disponible, part aussitôt; puis le

(1) Rapport du général Metman, t(> août

(2) Historique du grand Btat~major prussien, IV, 465.

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reste du régiment et le 7e de ligne évacuent lentement le bois de Colombey, et s'établissent sur la crête à l'ouest. Une batterie de mitrailleuses se reporte près de la ferme Sébastopol où déjà se trouvent trois batteries de 4 (1). A gauche de la lre brigade, est déployé le 59e. Puis le 41e et un bataillon du 71e jalonnent la nouvelle ligne de combat dans la direction de la ferme de Bellecroix, luttant énergiquement contre l'infanterie ennemie qui borde l'allée de peupliers. Après avoir épuisé toutes ses cartouches, le bataillon du 71e sera relevé vers 8 heures par le III" bataillon du 29e (2).

Sur ces entrefaites, à la suite du recul de notre centre, les bataillons prussiens qui se sont glissés jusqu'à La Planchette et à Lauvallier, ont pu progresser de quelques centaines de mètres vers Bellecroix. Au nord de la route de Sarrelouis, l'ennemi est moins heureux : la division Aymard reste inébranlable, mais passive sur ses positions. Vers (; heures du soir, la brigade de deuxième ligne vient t'établit à Bellecroix et à l'est du chemin conduisant de ce hameau à Vantoux(3); elle attend sans abris, a sous une pluie de balles et

(I) Rapport du eéné'ral de Potier, Piappevîlle, 15 août; Historique* m. mu- 1 ut» du V' bataillon de chaaseure et du 7* dt

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