‹ 1870, la guerre en Lorraine (volume 2)Chapitre 135 sur 165 · KO UN Y · texte numérisé non relu

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de fortes colonnes de l'armée française auraient commencé, dès le 14, le passage de la Moselle. Alvensleben prend aussitôt 1 initiative de mettn ses troupes en marche vers la rivière. A 6 h. 3( du matin, il rend compte au prince Frédéric- Charles de sa décision et la justifie par deux arguments probants : le combat de la veille a beaucoup diminué les probabilités d'une offensive de l'adversaire sur la rive droite de la Moselle; l'idée fondamentale de la manœuvre est de hâter le débouché de l'armée sur la rive gauche. Alvensleben est d'ailleurs persuadé que l'ennemi ne peut encore le 15 être bien loin dans la direction de Verdun : les Français ont combattu le 14 jusqu'à 10 heures du soir; ils ont eu à traverser les rues étroites et tortueuses de Metz, puis à franchir la Moselle et le canal; enfin à gravir les pentes de la rive gauche par d'étroits défilés (1). Son raisonnement est plein de justesse; toutefois Frédéric-Charles ne peut admettre que l'on contrevienne ainsi aux instructions du roi; à 9 h. 30] il renouvelle l'ordre de faire halte. Mais déjà les colonnes <l Alvensleben ont gagné du terrain vers la Moselle; elles atteignent à ce moment Sillegny et Bouxiàres-sous-Froidmont (2). Par sa clair- &nce el SOU initiative, Alvensleben s'adjuge If rôle capital : son mouvement du 15 va |>er-

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