‹ 1870, la guerre en Lorraine (volume 2)Chapitre 23 sur 165 · PRISE DU BOIS DE STIRING · texte numérisé non relu

PRISE DU BOIS DE STIRING

gné du terrain dans le bois de Stiring dont, vers 3 h. 15, ils atteignent la lisière sud. De là, ils criblent de balles les trois batteries françaises établies au sud-ouest de la Baraque Mouton et dont la situation devient bientôt « excessivement critique » . Deux d'entre elles peuvent se retirer. Mais, à la 7e du 17e, un caisson fait explosion, mettant hors de combat les derniers attelages disponibles. Il faut abandonner trois pièces sur le terrain. Le lieutenant Ghabord, grièvement blessé, refuse de se laisser emporter : « Sauvez mes pièces avant tout, dit-il, puis vous m'enlèverez si vous en avez le temps. » Le lieutenant Rossin fait «les efforts les plus désespérés » pour emmener une de ses pièces dont les attelages sont hors de service. Aidé du conducteur Baud et de quelques fantassins, il réussit enfin, ■ sous le feu le plus meurtrier », à la conduire jusqu'à la forêt de Spicheren. On ne pourra ramener les autres pièces que vers 5 heures du soir, grâce à un retour offensif de notre infanterie (1). Pour le moment, le 1er bataillon du 76* de ligne, établi dans les fossés de la route, empêche les Prussiens de gagner du terrain.

A la prise du bois de Stiring ont correspondu des progrès des Prussiens dans la forêt commuai) Rapport tlu {jém'ral commandant 1 artillerie du 2* corps, 10 août; Historique de la 7e batterie du 17e; Général Fkossai»d, loc, cit., 44, note 1.

nale de Sarrebruck. Vers 3 heures, le bataillon qui s'est une première fois avancé jusqu'à la lisière sud-ouest, y revient et s'empare de la croupe de Vieilles-Houillères (1). Derrière lui chemine à travers bois la 28e brigade prussienne dont les deux bataillons de tête atteignent à la même heure la route de Schoeneck à Spicheren, dans la forêt de Stiring. Le commandant de cette brigade, général von Woyna, se propose de gagner le flanc gauche des Français. Mais, en raison des difficultés de la marche et de la résistance énergique de fractions du 77e de ligne, le mouvement est très lent. Ce n'est guère qu'à 4 heures que Woyna arrive avec un bataillon à la lisière sud-est de la forêt de Stiri ng, au nord des forges. Le reste de la 28e brigade a perdu la liaison et interviendra plus tard clans des directions très divergentes : partie vers la Brème d'Or et la Baraque Mouton en traversant le saillant nord-est ilu bois de Stiring. partie dans ce bois même, partie vers Vieux-Stiring. L'engagement de cette brigade ■ doue été absolument décousu (â).

Vers ;i heures de l'après-midi, le Iront de déploiement de la / /" division prussienne, depuis Vieilles-Houillèrei jusqu'au Pfaffen Wald, en contournant l'éperon du Bother Berg, ne mesure

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