COMBATS DANS LE GIFERT WALD
acharné. Les sept compagnies du 39e, qui y ont pénétré, ont redoublé d'ardeur au moment où le général von François prononçait son attaque sur le Rother Berg. Mais les IIe et IIIe bataiUoni du 40e de ligne leur opposent une barrière insurmontable. Vers 3 h. 15, le I* bataillon de ce régiment, intervenant sur le flanc gauche des Prussiens, chasse de la lorét le Ier bataillon du 39' qui reflue en désordre jusqu'au Winter Berg et ne reparaît plus. Malheureusement les Français s'arrêtent à la lisière nord du Gifert Wald et se contentent de poursuivre par le feu (1).
Le IP bataillon du 39% non atteint par cette contre-attaque, se maintient encore dans la partie occidentale du Gifert Wald. Sur l'ordre du général de Laveaucoupet, le général Doëns, commandant la 2e brigade, lance dans la forêt les I,r et IP bataillons du 63e de ligne. Conduits par le colonel Zentz, les deux bataillons « entrent dans le bois au pas de charge, sans tirer un coup de fusil, et refoulent devant eux les Prussiens (2) » . Ceux-ci résistent sur la crête; mais après quelques instants d'un combat violent et très meurtrier, ils cèdent et évacuent le Gifert Wald. Les bataillons du (>3e occupent la lisière
(1) Historique <lu grmnd-Êtat major prussien, III, 319; Rapport du général de Laveaucoupet; Rapport du commandant Roche.
(2) Historique manuscrit du (53e de ligne.
nord, mais s'abstiennent également de toute poursuite. L'ennemi parvient cependant à se maintenir à l'extrémité du Rother Berg; quelques fractions réussissent même à se glisser à nouveau dans la partie voisine du Gifert Wald (I).
Vers 3 heures et demie, la situation de la 14e division est extrêmement critique. « Il ne lui était plus possible d'avancer, dit Alvensleben. Elle ne pouvait pas davantage reculer, sans s'exposer à une terrible catastrophe. Un choc offensif puissant des Français sur l'aile gauche prussienne (2) renversa le château de cartes. L'ennemi s'avança jusqu'à la lisière nord du Gifert Wald, isola la parcelle de terrain conquise sur le Rother Berg et se trouva plus près des ponts de Sarrebruck que notre aile droite. Les mesures prises un peu plus tard, du côté allemand, montrent combien vivement on comprit le danger. . . (3). »
La relation officielle expose en ces termes la crise alarmante que traversait à ce moment la 14* division : « L'intervention de troupes fraîches était argenté pour la 14* division, engagée jusqu'alors dans un combat inégal sur un front de de BU kilomètres. On apercevait distincte* meut let oolomtet profondes de la brigade Bastoul enda.nl des hauteurs du Ffaffen Berg sur Spi-
(1) Historit/ur ilu i/r,iinl l.tat-iitnjor prussien, lit, 320.
(2) l.i DOOtn - • 1 1 -i 1 1 1 1. il.ms le Cifcrt Wald.
hiektlichê Sùmbchriftom, 1 1 . ft 18, 49*.