LES RENFORTS PRUSSIENS
réserve derrière un ressaut de terrain, l'autre gravit les pentes en appuyant peu à peu vers le sud-ouest, et pénètre sous bois. Ce dernier, après une lutte d'une heure contre les fractions du Ier bataillon du 24e et des Ier et II* bataillons du t>3e de ligne, atteint la lisière sud du Gifert VVald. Mais il lui est impossible d'en déboucher sous le feu de fractions du 40' de ligne et d'une batterie établie au nord-ouest de Spiclicren. Un retour offensif du IIe bataillon du 03' le rejette même dans l'intérieur du bois. Le deuxième bataillon frais intervient alors, secondé par cinq compagnies d'un autre régiment. Leurs progrès sont arrêtés par les Ier et IIIe bataillons du 40e, et la lutte continue là avec des alternatives diverses : à 6 heures du soir, les Prussiens sont définitivevement maîtres de la lisière sud du Gifert Wald contiguë au col. Puis le combat reste stationnaire : les mouvements offensifs exécutés de part et d'autre sont repoussés par le feu (1).
Les efforts de nouvelles troupes qui arrivent au Winter Berg et au Repperts Berg, se portent sur la partie occidentale du Gifert Wald (2) . Un bataillon, chargé de fermer la trouée entre les attaques du Rother Berg et du Gifert Wald,
(1) Notes du colonel Zentz ; Rapport du commandant Roche, du 40e; Historique du grand Etat-major prussien, 111, 330.
(2) Historique du grand Ktat-major prussien, III, 327.
se jette dans cette forêt; il est bientôt suivi d'un autre, puis d'un troisième (1).
Grâce à ces renforts, l'ennemi gagne peu à peu du terrain dans le Gifert Wald et, vers 4 h. 30, il conquiert même momentanément, sur certains points, la lisière méridionale, malgré l'entrée en ligne du Ier bataillon du 23e, de la division Bataille. De part et d'autre, le mélange des unités est complet. Les Prussiens n'ont pas moins de trentedeux compagnies de trois divisions différentes dans la forêt (2) ; quatre seulement restent groupées en bataillon. Dans ces conditions, toute direction du combat est à peu près impossible (3) .
Malgré leur infériorité numérique, les bataillons de la division Laveaucoupet obtiennent des succès partiels. Ce résultat est dû à deux causes : dans ces combats sous bois, l'artillerie ennemie ne peut seconder son infanterie, et l'épaisseur du fourré rend difficile aux officiers prussiens l'exercice du commandement. « Or, le soldat prussien, faiblement pourvu de personnalité, ne vaut que par ses chefs. . . Il n'en est pas de même • lu soldat français qui continue à se bien battre, même lorsque toute direction lui fait défaut (4) . »
(1 ) II' du 48", puis IF et IIe du 40\
(2) BiitOI l'flm '/" </ra»<l Rtut-major prussien, III, 330.
(3) l.'llistai hfiir du grand lùut-inujor prussien dit qui', pour 'il li iii.im lu il. Mttfl .iff.iiic in- jHiil rire esquissée
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