‹ 1870, la guerre en Lorraine (volume 2)Chapitre 55 sur 165 · MANOEUVRA POSSIBLE · texte numérisé non relu

MANOEUVRA POSSIBLE

d'une masse de 2 1 0 000 combattants pour prendre l'offensive contre la IIP armée à son débouché des Vosges. Formant deux armées, appuyant leur gauche à la forêt de Haye, les Français pouvaient infliger un échec a la III' armée, ou la contraindre à s'arrêter et à refuser la bataille jusqu'au moment où les Ire et IIe armées eussent effectué un grand mouvement de conversion vers le sud.

Dans ces conditions, une nouvelle campagne commençait : l'armée française faisait front vers le nord-est, avec ses lignes de communication bien assurées par Langres vers la Loire moyenne et le centre de la France, ou par Dijon vers le Morvan ; elle couvrait indirectement Paris vers lequel l'ennemi n'eût pas osé envoyer de détachement assez fort pour en entreprendre le siège ; elle pouvait se grossir, par Ghaumont, Vesoul et Épinal, de toutes les nouvelles formations qui furent réunies ultérieurement au camp de Châlons. Si l'on considère que, le 20 août, 120 000 hommes étaient concentrés en ce dernier point; si Ton songe aux 170 000 dont disposait à cette date le maréchal Bazaine; si enfin l'on tient compte du temps nécessaire aux trois armées allemandes pour exécuter leur conversion vers le sud, il semble incontestable que l'empereur aurait pu rassembler, pour une nouvelle bataille, 300 000 hommes sur la Meurthe ou sur

la Moselle. La disproportion numérique eût ét< sensible encore, eu égard surtout au matérie d artillerie supérieur dont les Allemands étaien pourvus, mais les conditions stratégiques étaien des plus favorables et permettaient d'espérer h victoire (1).

Dans la journée du 7 août, tout le 2e corps, 1; brigade Lapasset, ainsi que les divisions Mon taudon et Metman, du 3'' corps, viennent s'en tasser aux environs de Puttelangc. La divisioi Castagny s'établit à Guenwiller. Le reste di 3' corps demeure à Saint-Avold. Non loin de là vient bivouaquer la Garde partie dans la mat i ne de Gourcelles-Chaussy (2). Le 4e corps commeno le mouvement de retraite vers Metz : la divisioi de Gissey allant de Teterchen à Boulay; la divi sion Lorencez de Coume à Helstroff ; la divisioi de cavalerie, les réserves d'artillerie et du géni restant à Boulay (3) . Les troupes sont à peine ins talléei que le général de Ladmiraul! leur prescri une marche de nuit afin de les établir sur la riv< gauche de la Nied française vers Les Étangs, SilB

(1) c.f <:. 0.| Estait détritique militaire, 168-164.

(2| .l.iiliu. il <!<• manlir île I.i (l.irilc

imiiii.il ilr marcha du k* corpa. — La division Grenîai proriaoiramaaf rattaohéa ad 8" corps, est h Saint-Avold (L

in. ij. m |;.-iii rai .i I < iiijm nui-. Saint- Vvold, T aoûl, 9 11. 30 matin)

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