CONCENTRATION SUR LA NIED
La retraite sur Metz définitivement résolue. — Idées erronée» dans l'armée française sur le rôle des forteresses. — Mouvements du 8 août. — Prescriptions de Bazaine en cas «1 attaque.
— Retraite sur la rive gauche de la Nied française. — Positions choisies en vue d uiv bataille. — ■ Empiècements des troupes. — Proposition faite à l'empereur de retourner à Paris. — Bazaine confirmé dans le commandement des 2e,
t 4e corps. — Insuffisance de cette mesure. — La journée
du 10 août.
La cavalerie allemande. — Répartition des 5' et 6' divisions
entre les corps d'armée. — Immobilité de la I" armée. —
L'aile gauche de la II* armée à la poursuite de Mac-.Mahon.
— Mouvements des Allemands le '.) août. — Ordre gel pour la reprise de la marche. — Considérations sur le dispositif des trois armées allemandes.
Abandonné dans la soirée du "t août, le projet de retraite sur Chàlons semble avoir été repris dans la nuit du 7 au 8 (1), puis définitivement rejeté à la nouvelle de l'immobilité de l'ennemi (2). Après ce revirement de courte durée, le
(!) Voir aux Archives de la (Juerre un projet de mouvementde Metz, par Verdun, sur Mourmelon, prépaie le 8 août au matin par les deux aides-majors généraux Lebrun et Jarres.
(2) Le major général au général Frossard, .Metz, S août (sans
grand quartier impérial cède encore une fois à l'attraction de Metz dont le camp retranché lui parait un point d'appui solide pour les opérations ultérieures.
Nombreux sont dans l'armée française les adeptes d'une doctrine erronée qui attribue aux forteresses le rôle de « pivots stratégiques » , de « places de manœuvres » , et qui préconise la liaison intime entre les armées actives et la fortification permanente (l). « Quanta la concentration sous Metz, dans son grand camp retranché, écrit Frossard au major général, c'est une nécessité et une planche assurée de salut. Il en est de même pour Langres. C'est là que les trois corps d'Alsace doivent se concentrer, et pas ailleurs. Là on se tirera d'affaire, je l'espère; autremenl l'empire serait perdu (2). » La pensée de Frossard était, sans doute, de demander à la forteresse un « appui extérieur » , les ouvrages servant de « jalons, pour ainsi dire, à des lignes de bataille que l'armée... viendrait occuper poui y attendre l'attaque de l'ennemi (3) » .
In-tin) ; l'empereur au ministre de la Guerre, Metz, S aou
mu- !i. un- loir
(I) L'anteur de cette doctrine était le général belge Brialmom
fa t%U l<t (Irfrnu- ilrs Étatl, ISlW, 17 et lil).
i h i.il KroHsurd au major général, Gros-Tcnquiu,
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: il PnoatABO, Rapport sur 1rs opérations </k 2* corjÊ •„,<■ eu Bkin, 119, LSQ