LES POSITIONS DE LA ÎNIED
les deux flancs de la position, au moyen de travaux adaptés aux formes du terrain (1) » . C'est donc une action purement défensive que semblent vouloir soutenir l'empereur et le major général.
Les mouvements de concentration de l'armée sur les positions de la rive gauche de la Nied française commencent dans la journée du 9 août. Le 2e corps se porte, non sans quelque désordre, de Gros-Tenquin surllemilly; la brigade Lapasset, constituant toujours l'arrière-garde, reste à Aubécourt (2). Cette marche de trente-deux kilomètres, succédant à une nuit passée à la belle étoile, sous une pluie battante, a d'autant plus fatigué les troupes, que depuis le (J, les distributions ont presque entièrement fait défaut (3). Le 3e corps exécute un court déplacement pour rétablir sur la Nied française entre Silly et Courcellcs. Le mouvement s'effectue dans les plus mauvaises conditions; certaines unités arrivent au bivouac très tardivement et exténuées (4). Déjà, conformément à l'ordre du 8 août, le 4* corps
il) Note sans signature, émanant «lu caldnet du major général, Mil/, 1) août, -.ns indication d'heure.
(2) Journal de marche du 2" corps.
(3) Journal de marche de la division Lareaucoupet.
'il La division MontaudoO s'est jetée daus les colonnes du E corps; la division Castagay a employé six heures à parcourir 12 kilomètres : la division Melman n'atteint Muni qu a minuit; la division Clérembault se croise avec la division 1' (Journaux de marche des divisions précitées).
a commencé sa marche des Étangs et de Glatign sur Metz, quand il reçoit successivement un télé gramme du major général et les prescriptions du maréchal Bazaine relatifs à l'occupation des positions de la rive gauche de la Nied. Le général de Ladmirault modifie aussitôt la direction de ses colonnes et, à 8 heures du matin, ses troupes sont établies de Glatiguy au delà de Sainte-Barbe, à cheval sur la route de Sarrelouis. Vers minuit, la division Grenier, ralliant le 4e corps, vient se placer en seconde ligne, derrière la droite de la divisionde Cissey, à l'ouest deGlatigny (1) . « Les troupes de mon corps d'armée, écrit le général de Ladmirault, ont le plus grand besoin de repos et d'un bivouac tranquille (2). » La Garde, levant ses bivouacs de Gourcelles-Chaussy et de Pont-à- Chaussy, s'établit derrière le centre entre Maizerv et Silly-sur-Nied (3) . Enfin, la division de cavalerie Forton, au lieu de venir sur le front ou à une aile de l'armée, à sa place rationnelle, est appelée de Pont-à-Mousson à Montigny-les-Metz, sur les derrières de l'infanterie (4). Dans la nuit
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($) Journal de marche de la (larde { le général llourliaki au major ;;.ii.ial, | aout, 10 11. 15 matin.
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