CHAPITRE III
l'aIîMÉK FRANÇAISE SOUS METZ
Velléité» d'offensive. — Evacuation «le- pouUon* de I* Nicd. — Emplacement! <le l'armée française à l'est île Bfeta — Fatigue
«les troupes. — Leur étal matériel et moral. — Mouvements «les Ve et II" armées. — Activité croissante «le la cavalerie allemande. — Mollke mal informe. — Hypothèse d'une offensive française. — évolution «le la pensée «le Mojtke. — Moyens insuffisants pOUf riposter à une atlacpie.
L'armée française tic Lorraine est concentrée; ses effectifs augmentent chaque jour par l'arrivée de détachements de réservistes (1), et les 43 000 hommes du G' corps vont lui apporter bientôt un appoint encore plus sérieux. Aussi, dans la journée du 10, reprend-on confiance au grand quartier impérial (2) : le major général télégraphie même au ministre de la Guerre que l'empereur compte « prendre l'offensive sous peu de jours (3) » .
Malheureusement, ces dispositions ne durent pas. S'exagérant les difficultés de la situation, le
fl) Effectif total à la «late «lu ! I août : 130 000 hommes.
(2) Capitaine 1 Hhhkcagaix, loc. cit., 145.
(3) Le major général au ministre île la Guerre, Metz, 10 août.
souverain juge qu'en allant chercher la bataille vers la Sarre, il pourrait être coupé de Metz par le prince royal; si, au contraire, il se porte à la rencontre de la III1 armée, il redoute d'être compromis et pris à revers par les forces réunies de Steinmetz et de Frédéric-Charles. Telles sont du moins les raisons données par Napoléon III après la guerre (1). En réalité, le prince royal est encore trop loin pour être dangereux, et la IP armée trop disséminée pour intervenir efficacement (2).
Bientôt, malgré la certitude d'avoir des lignes de retraite assurées sur Metz, 1 empereur renonce, après une reconnaissance du terrain et une conférence avec le maréchal Ha/aine, à défendre les positions de la Nied. Comme il arrive presque toujours dans des circonstances analogues, ou reconnaît aux positions que l'on abandonne de très sérieux inconvénients (3) et l'on attribue toutes les vertus à celles que l'on trouvera plus en arrière. La concentration de l'armée « sous la protection des forts avancés de Metz » est décidée dans l'après-midi du I 0 (4) .
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pitaine Jung au major général, I). T , Nancy, 9 umi, 1(1 beurei matin >i 12 b, 80 loir; Renseignement! recueilli! pal
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