L'ARMÉE FRANÇAISE SOUS METZ
Croyant l'ennemi beaucoup plus rapproché qu'il ne l'est réellement, sans doute parce que l'on a signalé quelques éclaireurs (1), le maréchal Bazaine juge nécessaire de mettre les troupes sur pied dès la soirée, malgré la courte distance qu'elles ont à franchir, et en dépit d'une pluie torrentielle qui dure toute la nuit (2). Vers minuit, il donne des ordres pour l'occupation de la deuxième ligne de défense à l'est de Metz, prévue par les instructions du major général (3).
Rectifiant ses positions, le 2* corps campe le 11 entre Mercy-les-Metz et Magny-sur-Seille, une de ses divisions en seconde ligne vers le fort Queuleu (-4) . Le '.V corps exécute son mouvement en quatre colonnes, et s'établit sur le front Grigy, bois de Borny, Colombey, Monloy,
de marche du 3e corps, « c'est a ce moment ma fut résolue la retraite de l'armée sur Verdun, puis sur Llialons... i I.'- généra] Lebrun fixe cette décision au 12 août seulement {loc. fit , 2U7). Peut-être la vérité est-elle dans une série d hésitations et d 'alternatives entre lesquelles Botta la pensée du souverain pendant cequelques jours.
(I) Le major général au général Soleille, Metz, 10 août. — Par analogie avec ce qui se passait dans I armée li ane au-e, on erovait que les reconnaissances de cavalerie allemande précédaient de peu les colonnes de toutes armes.
(2" Le maréchal Bazaine au général Montaudon, 8 h. «0 soir; au général Metman, I L h. 40 soir.
(II) l.e major général au maréchal liazaine. Met/. 10 août.
iV Journal de marche du I* carpe, — Le ■esterai rVeaaarsl voulut faire remplacer les effets et ustensiles de campement perdus le (), mais les magasins de Metz « ne possédaient presque rien n (Général Fnoss.uw, /oc cit , 75).
Nouilly; la division de cavalerie Glérembault, après avoir couvert la marche, forme ses camps en arrière, entre Bellecroix et Vantoux (1). Le 4e corps, à la gauche de l'armée, installe ses bivouacs entre Mey et la route de Metz à Bouzonville, la division de cavalerie Legrand à la ferme Grimont (2). La Garde qui, d'après les termes très vagues des ordres, doit être « au centre, comme réserve générale » , s'installe entre Grigy, Borny et la route de Sarrebruck (3) . La réserve générale d'artillerie se porte aux Bordes. Le mouvement du 6e corps continue, non sans difficultés : la division La Font de Villiers est arrivée tout entière à Metz; la division Tixier est en route; le reste commence à s'embarquera Mourmelon. Les divisions du Barail et Forton, aux-) quelles leur dénomination de « réserve de cavalerie » vaut sans doute d'être maintenues plus en arrière encore de l'infanterie que ne le sont les divisions de cavalerie des corps d'armée, démolirent dans leurs camps du 10 août, au Ban Saint- Martin et à Montigny-les-Metz. Elles envoient, il ett \rai, des reconnaissances vers le sud-est sur Verny et vers le nord-est sur Thionville; mais ces
tournai de marche du 3* corps, Quoique coinman* il. un m chi i <l< ■ S% 8 'i I eorp*i Basai ue couUnuail à donnât d< - ordn .i chacune dei diviaiona <lu >5" oorpa, i •in n. il de ni. m cha du V" oorpa.
(S) Journal de marche de la t;.ml< ; le maréchal Basaina -m : il l'uiurbaki, Pont-à-Chauaayi 10 août.