‹ 1870, la guerre en Lorraine (volume 2)Chapitre 74 sur 165 · BAZAINE COMMANDANT EN CHEF · texte numérisé non relu

BAZAINE COMMANDANT EN CHEF

Contre-coup à Paris des défaites du 6 août. — Chute du ministère. — Mesures prises par le nouveau cabinet. — Démission du maréchal Le Bœuf. — Le prestige de l'empereur atteint. — Mouvement général d'opinion en faveur de Bazaine, qui est nommé commandant en chef. — L'empereur mai résigné. — Carrière militaire de Bazaine. — Sa personnalité. — Ses agissements au Mexique. — Jarras, chef d'état-major général. — Sa situation vis-à-vis de Bazaine. — Négligences dans la transmission du commandement.

Tandis que l'armée du Rhin se replie sur la Nied française et sous Metz, les Chambres, convoquées par le Gouvernement, se réunissent le 9 août (1). Dès la première séance, le ministère, mis en minorité, doit se retirer (2) et, le jour même, l'impératrice régente confie au général Cousin de Montauban, comte de Palikao, la mission de composer un nouveau cabinet dans

(1) Au lieu du 11, date fixée primitivement (Journal officiel du 8 août, n° 216).

(2) Le Corps législatif avait adopté l'ordre du jour suivant de Clément Duvernois : « La Chambre, décidée à soutenir un cabinet capable d'organiser la défense du pays, passe à l'ordre du jour » (Journal officiel du 10 août, n° 218).

lequel la présidence et le portefeuille de la Guerre lui seraient attribués (l).

Le 10 août, le nouveau cabinet se présente devant les Cbambres et est bien accueilli, surtout par le Sénat. A l'unanimité, le Parlement vote des remerciements aux armées de terre et de mer, et déclare qu'elles ont bien mérité de la Patrie, puis adopte d'urgence une série de mesures destinées à grossir les effectifs. Tous les hommes de vingt-cinq à trente-cinq ans, célibataires ou veufs sans enfants, qui ont satisfait à la loi sur le recrutement et qui ne figurent pas sui les contrôles de la garde mobile, sont appelé! sous les drapeaux. Les engagements volontaires et les remplacements, dans les conditions de lï loi du rr février 1868, sont admis pour les anciens militaires, pendant la durée de le guerre, jusqu'à 1 âge de quarante-cinq ans; lei personnes valides de tout âge sont autorisées | contracter un engagement dans l'armée active pour la durée de la guerre; le contingent de 1( classe de 1870 est convoqué au complet, innné diatement et sans tirage au sort (2). Le ministèlj

(1) \ t- général de Palikao, qui commandait depuis t-in<| .ms I V corpt il armée ■> Lyon, avait vainement M>lli<-it<; un commafl dément votif ■< l'armée. Si l'on <i> croit son témoignage, i'impj ratrice lui avait proposé •< comme acte de dévouement, <! accejj ter le portefeuille de la Guerre « (Général db Mortacbaw, fl v I? l,i Guerre dt vim/i-t/unirc juins, VS|.

(î) l..i loi relative •> l'augmentation des forces militaires pea

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