POSITION DU PLATEAU DE HAYE
sera de cette armée, qui est le dernier espoir de la France, comme il en a été du 1er corps qui a péri après de si magnifiques preuves. Je crois qu'il faut que cette armée... étudie soigneusement et prépare la ligne d'une retraite échelonnée sur Paris, les têtes de colonne livrant bataille sans s'engager à fond, et arrivant à Paris avec des effectifs qui devront suffire pour remplir l'objet de premier ordre que j'ai indiqué : nous ferons ici le reste (1) . »
Une autre solution séduit davantage l'empereur : concentrer toutes les forces, y compris les l" et 5' corps, « sur le plateau de Haye qui s'étend entre Dieulouard et Toul, sur la rive gauche de la Moselle, et qui commande admirablement la partie de ce cours d'eau devant elle (2) » . Ainsi, on arrêtera de front la IIIe armée allemande et on se flatte de menacer le flanc gauche des Ir( et II" armées. Mais, le 12 août, l'empereur apprend que les V et 5e corps n'ont pas cru pouvoir se diriger sur Nancy, dans la crainte d'y être devancés, et que le général de Failly, comme le maréchal de Mac-Mahon, a incliné sa marche vers Bayon et Charmes. Néanmoins, cette solution continue d'avoir de
(1) Le général Trochu au général de Waubert de Genlis, aide de camp de l'empereur, 10 août (l'Empire et la Défense de Paris devant le jury de la Seine, 245).
(2) Général Lebrun, toc. eit., 293.
rai :
nombreux partisans au grand quartier généré parmi eux, les généraux Lebrun et Changarnier pensent qu'il est préférable de perdre une nouvelle bataille sur la rive gauche de la Moselle, plutôt que d'abandonner à l'ennemi sans combat la Lorraine tout entière et presque toute la Champagne (1). D'autres vont même jusqu'à préconiser l'offensive vers le sud-est (2) ; peut-être aurions-nous pu en effet obtenir quelques avantages sur les tètes de colonnes de l'adversaire pendant les mouvements délicats qu'il est obligé d'effectuer pour contourner Metz et franchir h Moselle. Quoi qu'il en soit, le 12 août, après d< longues incertitudes (3) , l'empereur revient ai premier parti qu'il a envisagé, celui de la retraite sur le camp de Châlons, sauf à laisser une division qui constituera la garnison de Metz. Toute fois, aucune décision ferme n'est prise à ce sujet A la suite d'un entretien avec le maréchal Ma/aine l'empereur lui écrit dans la soirée : « Plus ji pense à la position qu'occupe l'armée, et plus ji la trouve critique; car, si une partie était enfoncfl et qu'on se retirât en désordre, les forts n'empè
il Gemini ii Mine, /<><•. <■'/.. -'.»<'> 2) Procès Baxaine, Déposition «lu maréchal Le Bœuf, 101
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(II) 1>.h)n l.i matinée l'empereur semble encoredécidé à demev ,.,i- M. i/ il< général de l'.ulK au major général, I'. '1
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