LA CAVALERIE ALLEMANDE
graphiques sont promptement rétablies, et les trains qui transportent la 4e division du G* corps peuvent continuer leur marche sur Metz. La brigade Margueritte rentra à son camp du Ban Saint-Martin dans la nuit (1).
Dans cette même journée du 12, les P" et IP armées allemandes se sont concentrées en vue d'une bataille sur la Nied française (2). Après l'étape, cinq corps occupent le front Boulay-Morhange, sur une étendue de trente kilomètres; quatre autres sont en deuxième ligne de Niederwisse à Munster (3). La cavalerie s'est enfin décidée à prendre du champ : elle forme, en avant des colonnes, un épais rideau jusqu'à l'ouest de la Nied allemande, vers Raville, Chanville, Remilly, Bacourt, Oron et, grâce à notre négligence, fournit des renseignements importants. A l'extrême droite, des reconnaissances trouvent des retranchements abandonnés à Sainte-Barbe, se heurtent au sud-ouest à un bataillon et constatent la présence d'un camp de toutes armes à Serviguy. Au centre, un parti pénètre jusqu'à Bellecroix, à six cents mètres du bivouac d'une divi-
(1) Le général M arguer itte au maréchal Kazainc, Pont-à-Mousson, 12 août. L'ennemi a perdu S tués, ■'> bleue», 2.~> prisoniiiers dont 2 officiers. L'affaire non.- a eoûté - tué», » ibux ou trois blessés » (//;ù/.). — Cf. Historique du l'J' dragons, 107-108; général vus Pklet-Nàrbohsk, /oc. et*., 15V- 100.
(2) Voir suprà, p. 167.
(3j Historique du grand Etat-major prussien, IV, 420.
i. ta
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sion, derrière lequel on en aperçoit d'autre: paraissant s'étendre jusque sous les murs d< Metz (1). Des fractions de la 6>e division de eava lerie recueillent des informations « abondante: et exactes » : il y a entre Ars-Laquenexy et Van toux des forces évaluées à plus d'un corps d'ar mée (2). Enfin, à gauche, trois escadrons de li 5e division de cavalerie vont de Luppy, par Fleur et Magny-sur-Seille, jusqu'à moins de quatn kilomètres de Metz et découvrent au sud et à Tes de la place « des camps considérables (3) » . l'a contre, la cavalerie allemande échoue dans plu sieurs tentatives pour détruire la voie ferrée djj Frouard à Metz, où circulent les trains amena n du camp de Ghàlons les derniers éléments di 0e corps.
Le prince Frédéric-Charles reçoit vers on heures du matin, à Gros-Tenquin, les premier renseignements de la cavalerie faisant connaît! que les Français ont abandonné la ligne de 1 Nied, mais qu'ils se trouvent encore, en niasse considérables, à l'est de Metz (4). II apprend ei
outre que la région au sud de la place est coin
plètemenl dégarnie de troupes et que les point
(1) Historique du grand htat-major prussien, IV. 'i :'."> Cai <Iiii.iI \o\ WininiiN, Verwendung uiid Fii/mute/ der Keiveillcrit II. -2S:> MM, cl III, I01-S05.
(3) Général roi l'un Namobmb, /oc. ci**., 145 (U) Historique ilu grand Etat-major prut$iont l\
(4) Vo« DU Ooi i/. Die Optrationen dêr II. Arrm