‹ 1870, la guerre en Lorraine (volume 2)Chapitre 96 sur 165 · DIFFICULTÉS !>K LA MARCHE · texte numérisé non relu

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convois qui obstruent le passage. «Mes escadrons, dit le général du Bar ail, doivent se faufiler, homme par homme, dans un enchevêtrement inextricable de voitures, de bêtes de somme et de conducteurs, marchant dans une confusion si complète qu'il me fallut six heures pour faire quatre kilomètres... (1)» Grâce à un chemin latéral passant par llozériculles, la division du Barail arrive à Oravelotte vers 5 heures et bivouaque près de la Malmaison au sud de la route de Gonflans. La division Forton n'atteint Grawlotte qu'à 7 heures du soir; elle s'établit à l'ouest du village (2). Le service de sûreté consiste en quelques pelotons de grand'gardes installés à courte distance des camps; on n'envoie, au delà de ces avant-postes sommaires, ni une reconnaissance, ni même une patrouille.

A midi et demi, le maréchal Uazaine autorise les généraux Frossard et de Ladmirault à se mettre en marche; Canrobert suivra immédiatement Frossard (3). Le 2* corps, venant des environs sud-est de Metz, fait franchir la Moselle à son infanterie sur les ponts militaires d'amont, tandis que la cavalerie et l'artillerie passent par

(i) Général DO B.wi.ui,, lue. cil., III, 171.

(2) Journal do marcha de la 1™ division de la réserve de cavalerie-; Historiques manuscrits du Dc dragons et du 10l cuirassiers,

(3) Le maréchal Bazaine au général Bourbaki, D. T., Borny, M août, midi oO; au maréchal Canrobert, Borny, IV août.

218 RORNY

Metz (I). La marche, très lente et pénible, ne se termine pour certains régiments qu'aux premières heures du 15 août, bien que le général Frossard ail arrêté ses troupes entre Rozôrieulles, Jwssy, Saintc-Ruffine et Longeau, après en avoir référé au maréchal Bazaine (2).

Le 6l* corps a ses divisions réparties entre les forts, Woippv et les environs sud de Montigny et du Sablon. Vers 2 heures de l'après-midi, le maréchal Canrobert apprend, par une lettre du commandant en chef, que les 2e et 4° corps ont commencé à franchir la Moselle, et que ses troupes devront suivre celles de Frossard sur la route de Gravclotte (3). A 4 heures, au moment de l'attaque des Allemands à Golombey, le mouvement du Ge corps n'est pas encore entamé. Seuls les bagages et les convois se sont engagé! sur la route de Gravelotte à la suite de ceux du 2" corps (4). Ce n'est qu'au prix de viandes difficultés que la tête de colonne des combattants parviendra à atteindre Sainte-Ruffine à la nuit (5).

( I ) .l,)iirnaii\ de marche tlu 2r corps <t clos divisions V. i

Ile. l.i division de Laveaucoupet a été désignée potti constituer la garnison de Metz (le maréchal Bazaine au général

lard, H. I ' , I V aout. Il li. I.'i matin).

l.i m. ne .liai Bazaine au général Frossard, l>. T., I

I | KOÛt, I I II. 55 malin.

l.i' maréchal Bazaine au maréchal Canrobert, Bornyï lin i de Dotes <lu général Henry, chef d'état-ruajof du ti coi pi

h n.il de marche de la :»' division <lu<> corps.

inégligence de bazaune 219

La réserve générale d'artillerie, campée aux Bordes, ne prend qu'une part très faible à la bataille de Borny et bivouaque à l'issue de la journée au Ban Saint-Martin (1).

Les troupes du 4e corps sont sous les armes depuis le matin dans la zone Ghiculles, Villers- POrme, Mey, ferme Grimont quand, vers midi et demi, au moment même où Frossard commence son mouvement, le maréchal Bazaine prescrit au général de Ladmirault de faire rompre ses colonnes. Les deux corps d'armée se trouvent d'ailleurs à peu près à la même distance de Longeville où ils doivent passer tous deux; de plus, le 6' corps doit, d'après les instructions du 1 ;J août, s'intercaler entre eux. lui donnant ces ordres de départ, le maréchal Bazaine a donc négligé de tenir compte de la durée d'écoulement de deux corps d'armée entiers : les 2e et 6a (2).

Le général de Ladmirault a chargé la division Grenier, laissée vers Mey, de couvrir la retraite. La division de cavalerie Lcgrand, moins le ;>' dragons, s'ébranle la première, suivie de la réserve d'artillerie, franchit la Moselle sur les ponts d'aval vers <l heures, et s'arrête près de la porte de Thionville pour laisser filer la réserve d'artillerie sur Longeville. Mais celle-ci, se heurtant à la porte de France aux troupes du 2e corps et

(1) Historique manuscrit du 18* régiment cl artillerie.

(2) M«tzt 1, 83.

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croyant s'être trompée d'itinéraire, tourne à droite vers le Ban Saint-Martin, revient à la porte de France et finalement suit la route de Thionville (1). Constatant l'encombrement de la route de Moulins, le général de Ladmirault prend le parti de faire bivouaquer ses troupes entre Woippy et l'île Chambière en attendant qu'il soit possible de continuer la marche sur Gravelotte (2). La réserve d'artillerie s'établit vers Saint-Éloy, la division Lorencez au sud et au sud-est de Woippy. La division de Cissey traverse l'île Chambière, vers A heures, quand, au bruit du canon, le général de Ladmirault lui prescrit de se porter au secours de la division Grenier (3).

D'après les instructions du maréchal Bazaine, le 3'" corps et la Garde, campés sur le plateau à l'est de Metz, doivent suivre le 4' sur la route de Conrlans. Vers 3 heures de l'après-midi, le commandant en chef indique au général Bourbaki un nouvel emplacement « en arrière de Longeville, Dcvant-les-Ponts et le fort Moselle (4) » . Au moment où la bataille s'engage à Borny, le mouve-

1 1 ) .1 oui nii I de campagne du lieutenant Pelle.

\%\ Procès Ba%aine} Déposition du général de Ladmirault,

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■ '>) Rapport «lu généra] Otmoat, chai <l état-major «lu V oorpsi Plapperille, "» leptembre; général de Ciusfi Souvenir* inédits] Journal de marche da la 3* «ii> isi«>t» du V corps.

i'»i La maréchal Basaine au général Bourhaki, D. T., IWny,

8 li S M>ir.

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