DÉFAUT D' ARRIÉRE-GARDE
ment de la Garde est à peine commencé : la division Deligny a fait environ un kilomètre à travers champs ; les divisions Picard et Desvaux n'ont pas quitté leurs bivouacs situés au nord-ouest de Borny. Au 3° corps, établi entre Vantoux, Colombey et Borny, les avant-postes ont été relevés vers 3 heures, et la retraite commence à se dessiner, même à la 3e division dont la mission esl de couvrir le mouvement. Le général Decaen, comme le maréchal Bazaine, semble n'avoir considéré une arriérera rde que comme un élément de la colonne « marchant immédiatement à la suite du gros, et cela sans obligations particulières d'aucune sorte, la place qu'elle occupait suffisant sans doute à justifier le nom qu'elle portait » (1).
De toutes les troupes stationnées sur la rive droite de la Moselle, aucune ne fut chargée de surveiller les agissements de l'adversaire avec lequel on était au contact étroit : les quatre corp d'armée se repliaient à peu près simultanément vers Metz sans que ce mouvement de retraite fût couvert par un organe de sûreté conservant ses positions jusqu'au moment où les colonnes seraient hors d'atteinte. Tout indique que l'armée française de 1870 ignorait le rôle et le fonctionnement d'une arrière-garde.
(1) Metz, I. LIS.
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Des instructions du grand quartier général, qui lui sont parvenues à Varize le 14 août à une heure du matin, Steinmetz a conclu « que la mission qui lui incombe revêt un caractère principalement défensif, sauf le cas où l'adversaire tenterait quelque chose vers le sud. Rien n'est moins dans sa pensée que d'entreprendre une attaque de front contre les masses ennemies établies sous la protection de leurs forts (1) » . Sans mettre ses subordonnés au courant de la situation générale et de la mission confiée à la IIe armée, il prescrit simplement à ses troupes de rester sur leurs positions (2). Seule la 1" division de cavalerie est informée du mouvement de la II" armée et chargée d'observer la direction de Metz.
Le 1-4, à partir de 11 heures du matin, de nombreux rapports annoncent la retraite de 1 année française (3). Afin d'être mieux informé
(I) Historique du grand Etat-major prutsien, IV, (38.
(2i Cardinal Vos Wiookbh, Dit I Armée bei Colombey- Nouilty «m /•*?• '""/ t4, Aiii/ust 1870, 43. — Le général Bonne! juce que Stoinmeti Ht bien il<' "<• pai envoyer d'avant» gardes vers If etx, ainsi que l<- prescrivaient lis instruction! dsj Mulikr .. La prescription... était fautive, parce que les avant* opposée te trouvaient à si courte distance qu'un combat pouvait résulter do plus petit incident /•< Monoruvre de Saint* Privatf I, 588).
(3) Général vo> Pi 1 1 i-X'AnnoroiK, l<»\ cit., P.M ; Cardinal von Widdbm, Verwendung und Fûhrung der Kavallerie, III. Wb,